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Full text of "Canadian Antiquarian and Numismatic Journal Apr 1915"

eanadidn Jimiquarian 

and numismatic 3ournal 

Enttparlaii ana Ilttinlsinatic Society of montreal 
gl^ateati ae RamtMV 




ORGANE OFFICIEL DE LA SOCIETE 
D'ARCHEOLOGIE ET DE NUMISMATIQUE DE MONTREAL. 



Cbira Sjri«$. 



April I91S 



CONTENTS 1 



Wol, X7T. no. 2 



FRONTISPIECE ■■ FacsiiuUe of unpublished Plan of the 
City of Montreal by Chaussegros de Lcry 1721. 

L'lNCBNBIE DU VIEUX MONTREAL EN 1721 

paf E. Z. Massicotte. 
WHEN WAS THE VEXATOR CANADENSIS 

ISSUED r by R. McLachlaa 

SAMUEL de CHAMPLAIN par Besvjnuii Si^kc, 
MEMORANDA par Victor Moi-in. . , . , . 



CStS. a. MARCH AND 
40 jar^iuet* Cftrtlel rivjaiire MaM^f^^At 



«3 

106 



La SocictI dl^ArchcoIogic ct de NumiSmatique 
de Montreal 



The Antiquarian and Numismatic Society 

OF MONTREAL. 



H. R. H. THE DUKE OF CONNAUGHT, 
General Governor of Canada, 



PERMANENT BOARD OF TRUSTEES. 

D, tlGHTHALL, K, C„ F, R, S- C.—PresMeat 
GASPARD DE SERRES,— Vice President. 
VICTOR MORIN, IJL.D.—Secretaty-Treasurer and Curator. 

Trustees : 

GEORGE SUMNER, F. CLEVELAND MORGAN. 
E P. LACHAPELLE, C T. HART, G. N, MONCEL, 



Officers of the Society for 1915 

(All Offices are HiMmm$) 
Presideoti D. LIGHTHALL, K. G., F. R, S, C, 

Viee<PtesMmis i 
LODGER GRAVEL. JAMES REID. 

REV. ABBE N. DUBOIS. ifoOMERE- 
VICTOR MORIN, LL,D, HARWOOC*. K.C. 

Rece^diag Seseetary t R. W. MeLACHLAN, F.R- S. C. 
Cotrespoading Secretary: PEMBERTON SMITH, 
Treasurer I GEORGE DURNFORD, 
€ur»toe, P. O, TREMBLAY, 
Ubrarhm MONTARVILLE OE LA BRUiRE, 

CoaacHi 

E. Z, MASSICOTTE. I C, A. HERIOT- 

G, N. MONCEL. S. W. EWING. 

A.CHAUSSE, R, W. REFORD, 

O- M. H, LAPAUCE. J. T* L, PLOY ART, 

Pred- VILLENEUVE 



THE 

CANADIAN ANTIQUARIAN 

AND NUMISMATIC JOURNAL 



TWrd Series APRIL m$ Vol. XH— «o. 2 



FOREWORD 



IT is hoped that tlsis number of liie Amit:j,iiariaa wisl be 
found to maiatain th« Mgh standard wMch the Journal has set 
for itself, and the conteats #rove of no less infceresl; aad. value 
thaTi tliosD of previous issues. 

Mr. Massiicotto's story of the Great Fire of 1721, while known 
In a general way to some few of tlie informed public, and glvea 
passtftf tafflitioii hy historians, will be read with keen interest, 
*nd prove a mine for the explorer ir. the by-ways of our annals. 
Nowhere else will it be found so replete with original tind 
»uthoritatlve data, which the author's unique op:portunitie8, un- 
tiring zeal, and continueii good-will esiabl© Ivinj to collate and 
afford the student the privilei;? of convenient examination, 

Mr. MeLachlan writes from the stand-point of an expert on 
a moot question of Canadian Numismatics. His view extends 
=■ iato tha field of th© h tstorian, as sueh matters so fretjuently do, 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



m4 sonuiimos prove all the more interesting: in conseciuence. 
The opinions anu conclusions which lie advances will be re- 
ceived with the weight of high authority behind tliem, 

Mr. Betijamin Suite is, too well known in Canadian literary 
and bistorical ©ircles to need any introduction, and we grate- 
fully welcome hnii arjonir our contributors. His all-too-brieu" 
sketch 01 a gallant gentieman-adventurer. nation-builder, and 
man of vision will be more than justified if its appeal leads to 
further study and better knowledge of the life and works of one 
of t!ie Founders of Canada, Samuel de Champlain. 

Mr, Morin's always interesting "Memoranda" emphasize the 
fore-going in his opening paragraph : "Read the Works of Cham- 
plain". His other items are Important and noteworthy, and his 
strictures upon "these excellent and ineffable 'Bodies' " in their 
entry into the field of Nuinismatics, in connection with a some- 
what premature issue of War Medals, are apt and forcible. — 
THE EDITOR. 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



51 



EX 1721. 

OTRE ville a et6 vMtifepar plusieiirs 
incendies consklerables an 17e, au 
18e et ail 19e siecles, mais il en est 
pen qui out comparativement cause 
plus de dommages que eelui du mois de juiu 
1721. 

tip cette circonstance, ce fut la basse \ille qui 
soufftit; le feu ravagea toute cette partie du 
Yieux iMontr^al sise entre le S6mmaire, la me 
des Communes, la rue Saint-Francois-Xavier et 
la rue Saint-Dizier ; et I'on sait par Charlevoix, 
dans son journal historique, que la basse ville, a 
eette epoque, comprenait "rilotel-Dieu, les ma- 
gasins du roi, la place d'armes", le corps 
garde et que c'6tait "atissi le quartiw? ift pres- 
que tous les marckands." 

* * * 

Get incendie est mentionne par la plupart 
des hisloriens, luais Fabbe raillon, tlans son ex- 
cellent ouvrage sur Jeanne Mance., est le seal h 
nous en fournlr un recit copieux. 

L'auteur, neanmoins, a cause des sources oii 
il puise et du cadr(^ de son ouvrage, sans doute, 
nous parle de la calamite surtout en ce qii'elle 




5- THE CANADIAN ANTIQUARIAN 

toiiolie a rHotel-Dieii et a la coiimiiinaut6 des 
Soeui'vS Hospitalieres. 

Or nous trouvons, dans les archives dii palais 
de justice, phisieurs pieces inedites, sauf une, 
qui coiupletent les informations doimees par 
Fabbe Failloii et qui, pour cela, devraient etre 
utiles aux arclieologues et aux Mstoriens. 

Ce sont ces pieces que nous vous soumettons, 
en les faisant preceder des principaux faits con- 
signes dans la vie de Mademoiselle INIance. 

^ 5fC 5|j 

En 1721, la pluie "n'ayant pas permis de laire 
la procession le 12 de juin, jour de la F§te-Dieu'\ 
les revereiides Soeiirs Hospitalieres de Montreal 
"voulurent se tledouiinager le jour de I'octave, 
19 du nieme jriois, et firent dans leur eglise une 
chapelle ardente accompagii^e de tout I'appareil 
qu'elles piirent iiuaginer." 

"An moment on la procession sortait de leur 
eglise, (coin St-Paul et St-Sulpice, alors St- 
Joseph), et avaut que le saint Sacrenient fut 
rentre dans celle de la paroisse (coin Notre- 
Dame et Saint-Sulpice) . . . un des arquebusiers, 
au lieu de tirer en I'air, tourna par megardt son 
fusil vers Teglise, et porta le tm but la couver- 
ture qui fut bientdt toute embras^e." 

"L'ineendie m coTOmimiqua avef- tant de vi- 



AND NUMISMATIC lOtJENAI. 



] tesse, que plvisieurs liommes zeles et adroits, i^i* 
tant mis en devoir de Feteindre, furent con- 
traints de se retirer. On sonna aiissitot le toc- 
sin. Un grand noml)re de particuliers accoiiru- 
rent pour essayer d'eteindre le feu; tous lea 
moyens furent inutiles. De I'eglise (del'Hdtel- 
Dieu), qui etait assez elevee, la flamme gagna 
ibientot le batiment des malades, et enfin le mo- 
nastere des rcligienses. Ces edifices etant cou- 
verts de bardeanx de cedres, d'ailleurs la clia- 
leur ^tant excessiA^e, et le vent considerable, 
toute la toiture s'enflamma comrne si c'eut ete 
de la paille. 

"Enfin, le feu prit aux matrons voisines, et 
alors un grand nombre de ceux qui etaient ac- 
courus pour secourir les religieuses s^'einpresse- 
rent d'aller sauTer leurs propres maisons. Mal- 
gre leur diligence transpoi'ter de Peau, et tou- 
tes les autres precautions qu'ils pnrent prendre, 
I'incendie se communiqiia a la menagerie de 
THotel-Dien, sitnee de Fautre cote de la rue 
Saint'PauL 

"Dans cette extremity, les Hospitalieres se ha- 
tdrent de degarnir I'autel et le reposoir et de raet- 
tre en sftrete les ornements de la sacristie. Elles 
les sauverent en effet, ainsi qu'une petite par- 
tie du linge (Feglise; ma is tout celui qui etait ^ 
blanchir, et qui se trouvait renfermti d^xus un 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



111' 



ct)ffre-fort au setjond §tage, fut consume avec la 
niaison. Le desir emijresse qu'eiirent ces bon- 
nes liospitalieres d'enlever tons les objets qui 
etaieiit dans regiisej fiit cause qu'elles tard6- 
i-ent trop loiigteinps de transporter le taberna- 
t']e> on reposait le tres-saint Sacrement, en sorte 
qu'a III J in t'Ues se virent forcees, par la crainte 
qu'il ne fut consume, de prier quatre la'iques qui 
etaient la de le prendre entre leurs mains et d6 
le porter au bord de la riviere. Le feu faisait k 
cliaque instant de nonveanx progres, et bientot 
il eiit 2agne tonte la basse yille, quelque effort 
qii'on fit ponr I'arreter. (Annales des Hosp. de 

M. par ia soeur Morin, eitees par Faillon, pp. 
173 a 175 ) . ^'Enfin I'incendie s'arreta a la mai- 
son de Mme de Ladecouverte. . j^./p* 180) . 

"T^s religieuses de I'Hotel-Meu, voyant leur 
maison. . . en flamme, 6taient dans la conster- 
nation. Les plus c'ourageuses . . . transportaient 
tout ce qu'elles pouvaient enlever de menbles et 
autres effets* . . . 11 i-estait fort pen d'hommes qui 
Jeui- aldasseiit a faire ce transport. D'ailleurs, 
cornme le feu avait pris a I'llotel-Dieu par les 
toits, per Sonne de eeux qui etaient la n'osait y 
mouter ])our l^eteindre. Quelques religieux R6- 
eolletg. . . accounirent au secours des hospitalie- 
res . . . mais tout ce qu'on put transporter hoi's 
des b&timents, comme meubles, lits, linge, fut 



AND NUMISMATIC JOURNAL 55 

enti^rement consume sur la place, tant rincendie 
^tait violent. . . En moins de trols henres, tons 
leurs Mtiments, qui avaient plus de 350 pieds de 

longueur, furent reduits en cendre; leur cloche, 
qui pesait 300 livres, fut fondue par le feu, ainsi 
que celle de leur observance. ... II ne re.sta de 
leur monastere que le premier etage, avec deux 
cellules au second. . . ie reste fut entieremeDt 
consume." 

Les Hospitalieres, au nombre de 49, logdrent 
en grande partie chez les Soeurs de la Congr^a- 
tion, quelques-unes allerent a la ferme Saint- 
Joseph et finalement, elles se rendirent a ^^Fho- 
pitnl des Freres Charon ou elles demeurerent 
jusqu'en 1724." 

(Faillon, ib. 183 ^206). 

* * * 

L etendue de la conflagration fnt vite connue 
a Quebec et Mgr de SaintA'allier, eveque de la 
Kouvelle-France, M. de \''amlreuil, gouveriieur- 
general, 3liehel Regou. intendant, s'empresse- 
rent de inonter a Montreal. 

Tons veuaient aider aux autorites eiviles et 
religiettges de Villeinarie a prendre les mesures 
n^eessaires pour attenuer Feffet du d^sastre. 

Mgr de Saint- Vallier adressa mdnie une lettre 
pastorale k la colonie, imdtant les fiddles i\ "sou- 



m 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



lager par leiirs aninoiies, ceux de leurs freres 
qui souffraient dii manque des choses les plus 
indisi^sabl es. ' ' 

* * * 

Eniinieroiis maiiiteiiaiit mm documents : 
lo. — Uu plan de de Cliaussegros de Lery, da 
14 juiliet 1731, niontraut on les ravages de Fiu- 
cendie ont porte. Ce plan est reproduit au fron- 
tispice de ce numero. 

2o. — Liste des 126 maisons et batiments qui 
fiirent detniits partiellement O'-' en totalite. Cet- 
te liste est faite d'apres ie brouillon et la eopie 
au propre. Xous nous servons des deux pieces, 
paree que Pune contient des details omis dans 
I'autre. 

Cette liste n^est pas complete puisque dans sa 
lettre au Conseil de la marine, en date du 21 
Janvier 1722, reproduite dans Dwiuments liisto- 
riques, 1893, vol. T, 190, M. de Ramesay, goiiver- 
neur de Montreal, dit que 138 maisons a ebemi- 
nees ont brule, sans compter les magasins et 
autres batiments. 
Xous a\'ons annote cette liste. 
3o. — Procds verbal de la visite des maisons in- 
eendieen, faite le 20 juin par Francois-Marie 
Bouat, conseiller du roi et lieutenant general h 
M:oatr6al. 

4o. — Portant la date du 22 juin, est une ordon- 



AND NUMISMATIC JOURNAL, 



57 



nance du lieutenant general mmemmi tes per- 
sonnes qtii mmimt reteam des ef fets sauv^s de 
Fincendie. 

66. — Autre ordonnance, cette fois de I'inten- 
dant B^gon, concernant eacore le^^ personnes 
qui detiemient des eifets sauves de Tineendie. 

()0.— Ordonnance de M. Begon, indiquant com- 
ment les habitants doivent s'organiser pour com- 
battre les incendies. 

7o. — Ordonnance de M. Begon, reglant com- 
ment les maisons seront construites a Favenir. 

80. — Ordonnance de Begon ponr la prepa- 
ration d'un rapport etablissant en quels mate- 
riaux les maisons de Montreal sont construites. 

:o : 

ESTAT DES MATSOXS QUI ONT BEULE A 
MONTREAL, LE 19 JIJIN 1721. 

(1) La maison de La Sagne, de bois, a un es- 
tage, de 28 pieds de front siir 20 de large, iin ieii, 

Peut-etre Jean de la Salle on de la Sague. dit le Basque, soldat 
de M. do Loiimier qui epouso k Montreal, le 9 decembre 
Louise Tousset. Voir Tangaay, I, 171. 

(2) La maison de la venve Laformf , d# bois, a 
deux etages, de 32 pieds de front sur 33 pieds de 
profondeur, nn feu. 

rrobablement Anpelique Boisseau. veuve depuis I7U1 d© Guil- 
laumo Laserre dit Lafonne, maitre chapelier; elle se reumrie en 
1723 h J. B. Cliaufour. Tanguay, V, 180. 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



(3) La maisoii de la Dame Le Sueur, de pierre 
i deux etages de iia jneds de front sur 23 pieds 
de praf OBdeur, deux f eux. 

Peat-6tre Marguerite Messier, 6pouse de Pierre Ciiarles Le- 
sueur dit Dagenais, interprSte. "^Oir Tanguay I, 389 et V, 375. 

(4 I I.a maisoii du Sr de Joiiquieres, de pierre 
a deux etages de 40 pds de front sur 32 pieds de 
profoiideur, deux feux. 

Louis Thofflas de Joncalre m Jonqtil%re, -sfeur de Chabert, in- 
terprete et iieutenant, epoux de Madeleine Le Guay de Beaulieu, 
fille de Jean Jerome Le Guay de Beaulieu, qui fut marchand h. 
Montreal. Voir Tanguay III, 283, et V, 18. 

(5) I^a maison de Sr de Belestre, de pierre a 
deux etages, de 36 pieds de front, sur 25 pieds 
de profondeur, trois feux. 

Franeois-Marie Picot^ de Belestre, ^poux en 2Snies noces de 
Marie-Catherine Trotier. Tanguay, VI, 35.3. 

(6) La boulangerie et manufacture des Reli- 
gieu.ses bospitalieres de cette ville, de 21 pieds 
de front sur 100 pieds de profondeur, trois feux. 

( 7) La maison de Fran^;ois Gacien, a deux 
etages, I'uri de pierre, et Fautre de bois, de 30 
pieds de front sur 21 de profondeur, un feu. 

Fran^ois-Lucien Gatien, 6poux d'Agathe Leduc. (Tanguay, VI, 

(S) La menagerie de I'hopital, de pierre a 
deux etages de 30 pieds de front sur 36 pieds de 
profondeur, deux feux. 



AND NUMISMATIC JOUENAL 



(9) La luaison de pierre a deux etages du Sr 
Deprez, de 60 pieds de front, siir oO pieds de pro- 
foiideur, deux feiix. 

Joseph Guyon-Despr^s, ^poux de Maflelfeine Petlt-Boismorel, 
(Tanguay, I, 296 et IV, 431). 

(10) La maison du Sr Eadissoii, de pierre a 
deux etages, de 36 pieds de front sui' 36 pieds de 
profoiideur, quatre feux. 

Etienne Volant, Sr de Radisson, marchand. (Tangiiay, VII, 
480). 

(11) La maison du Sr Poulin a deux etages, 
de pierre, de 41 pieds de front sur 36 pieds de 
profondeur, quatre feux. 

Fransois Poulin, dit Prancheville, epoux d© Therfese de Coua- 
gne. Tanguay, VI, 425. 

(12) La maison des religieiises hospitalitjres, 
y compris I'PIotel-Dieu, et Teglise contenant 272 
pieds de front sur 32 pieds de profondeur, non 
compris les quatre ailes dudit battinient. y ayaat 
20 feux, 

Coin nord-est ties rues St-Paul et St-Joseph. 

(13j La maison de la dame Eenaud, de bois a 
deux etages, iK^ 26 pitnls de front sur 30 pieds de 
large, deux feux, 

(14) La maison du Sr Pierre Garreau Xain- 
tonge, de pierre a deux stages de 40 pieds de 
front sur 24 x>ieds de profondeur, trois feux, 

Pierre Gar^u, 6poux en 2ndes noces de Marie-Anae Maugue, 
fine du notaire Claude Maugue. 



m 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



(15) La inaison de 31ereereaii, de pierre a nn 
etage de 30 pieds de front siir 24 pieds de pro- 
fondeiir, trois feux^ 

Pierre Mercereau, 4pous M LoulSe Guiimot. f afigttSty, V, SiftS. 

(16) La niaison de Xicolas Pertkiiis, de pier- 
re a uii etage, de 21 pieds de front sur 24 pieds 
de prof ondeur, deux f enx. 

Nicolas Perthuis, 6poux de Marguerite Celles. Tanguay, VI, 
323. 

(17) La maison de Jean Lalande, de bois a 
un etage de 26 pieds de front, sur 30 pieds de 
profondeiir, deux fenx. 

Jean Lalande, epoux d'Elisabeth Gareau. Tanguay, V, 98. 

(18) La maison du Sr de Musseaux, de pierre 
a deux etages de 52 pieds de front, sur 30 pieds 
de profondeur, 4 feux. 

Jftan-Baptiste Dallleboust des Musseaux, 6poux d'Anne Picard. 
TaEgaay, HI, 223. 

(19) Deux maisons de pierre, a deux stages 
de la dame veuve pascaud de 210 pieds de front 
mr 26 pieds de profondeur, 7 feux. 

Marsjuerito Bouat, veuve d'Antoine Pacaud, marchand. Tan- 
guay, VI, 187. 

(20j La maison du Sr Alavwue, de bois a 
(Jeux etage.s, de 20 pieds de front sur 30 de pro- 
fondeur, 2 feux. 

Charles Aiavoine, marchand, ancieu capltaine. Tang. II, 2G. 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



SI 



(21) La maison dii Sr TetrOj de bois k deux 
^Stages, de 14 pieds de front swc 60 pieds de pro- 
fondeiir, 3 feux. 

Probablement Jean TfetrMu, ipoux ie Jeanne TailUaadier. 
Tanguay, VII, 286. 

(22) Le magasin de la dame veuve pascaud, 
dc bois, de 20 pieds en carre. 

Voir No 19, cwlessus. 

(23 ) La maison de Sr Hervieiix, a deux eta- 
ges, de pierre, de 61 pieds de front sm* 40 pieds 
de profondeur, 2 feux. 

Leonard Hervieux. Tanguay, IV, 500. Voir no 90. 

(24:) 1m inaisoii de Sr. de Senneville de pierre 
a deux etages de 42 pieds de front sur 46 pieds 
de i)rofoudeur, 5 feux. 

Jacques Leber de Senneville, 6poux en 16res noces de Marie 
Anne de la Cour, fils de Jacques I, ou Joseph Hypolite, flte de 
Jacques II, Tanguay, V 219. 

(25 ) Une maison de pierre detachee ap^rte- 
nant audit Sr. de Senneville de 31 pieds de front 
mr 18 ])ie(ls de profondeur, im feu. 

Voir cl-aessuB. 

(2i]) La maison de la dame veuve Dupre tie 18 
pieds de front sui- 21 pieds de profondeur, un 
feu. 

Probablement Fran^oise Marcband. veuve de Jean Duprtx Tau- 
guay, HI, 654. 



62 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



(27) line maison de bois a Tin etage a la dame 
de Toiity de 20 pieds de front sur 40 pieds de 
profondeiii'j un feu. 

M;-.rio,\nae La Marque, epouse d'Alphonse de Tonty, baron 
de Paliidy, 

(28) Une autre appartenant a la dite dame 
de Tonty, hois;, a im etaij-e de 20 pieds de front 
S5iir 20 pieds de profondeur, un feu. 

(29) Une maison de pierre a deux etages ap- 
partenant k ladite dame de Tonty de 28 pieds de 
front sur 24 pieds de profondeur, un feu. 

CM)) Une autre maison de bois, k un ^tage ap- 
partenant a ladite dame Tonty de 20 pieds de 
front sur 24 pieds de profondeur, un feu. 

rSl) La maison de la <lame veuve Dupre de 
pierre a deux etages de 35 pieds de front sur 45 
pieds de profondeur, 4 feux. 

Voir num^ro 26, 

(32) Une maison de pierre a Mr. Kaimbault 
procureur du Roy, de 21 pieds de front sur 30 
pieds de profondeur, 4 feux. 

Pierre Rafmbault, mari6 h Paris, en l&res noces avec Jeaiine- 
Frangoiae Simblin et en 2ndes nof.es, k Montreal, avec Louise 
Nafrechoux. Notaire, puis procureur du Roi, puis lieutenant civil 
6t crimineL Tanguay, I, 507, 508 et VI, BOO et Bulletin des Re- 
cherches Historlques, 1915, p. 78. 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



(33) Une autre maisori de pierre a deux eta- 
ges apparteiiaiit audit sieur liaimbault de 63 
pieds de front sur 30 pieds de profondeur, 4 feux. 

f34) line autre maison de pierre a un etage 
de 20 pieds de front sur 18 pieils de profoiideur, 
un feu, audit liaimbault. 

(35) IJue autre maison de bois appartenunt 
audit Kainibault de 16 pieds de front sur 20 de 
profoTideur, avec un Stable et ^eurie. 

(36) La maison de la dame "S'euve de la Des- 
couverte, a deux etag-es, de piei-re, sur la place 
d'armes, de 31 pieds de front sur vingt pieds de 
prof ondeiir, 2 feux. 

Madeleine Juste, veuve d© Pierr© You, Sr de la DecouTerte. 
Tanguay, VH, 491. 

(37) La maison du Br Chariy, de pierre, a deux 
etjiires dt' 30 pieds de frout sur 10 pieds de pro- 
fondfM'.r, 4 feux, Sur la ]>laee d'armes. 

J. B. Gharly, veuf de Marie Charlotte Lecompte Dupre fc;t tiui 
spouse Catherino Daillebousi de Maiithet on 1722. Tanguay, ni. 

(38) La maison de Gagnier, de bois, ^ mi Mm- 
ge de 22 pieds de front siir 50 pieds de profon- 
deur, 2 feux. 

Probablcment IMcrre Gagnior. veuf Marie Roaiies et qui 
6pouse en 2n(leH iioces, ii Montreal, eii 17^1, Madeleine Baudreau. 
Tanguay, TV, 120. 



64 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



(.•^9i La maison de la dame Yve, l^a ilorille, k 
do\\\ tnaaes. de boiis. do 21) pieds de front, siir 20 
pieds; de profoiideur, 2 feux. 

Prohablement Marguerite Por.lain, veuve de FrangoiK Le 
Maistre La Mnrille. decede a Montreal en 1703. Tanguay, I, 374. 

( 40 ) Uiie boiilaiigerie a ladite Dame, de 18 
X)ie(Is eii carre, lui feu. 

f41i Ihi iiaiigard a ladite dame, de 15 pieds 
de front sur 30 pieds de profondeur. 

! 42 I I.a maison de ^Ir. Bouat, lieutenant ge- 
neva L de liois a deux etages, de 27 pieds de front 
sur 24 pieds de i:>roforideur, 2 feux. 

Frangois Marie Bouat. ^poux de Madeleine Lambert i:>umont. 

Tanguay, II, MS. 

( 4^; I I'ne autre maison de bois, a deux etages 
appai tenant audit Sr. de 18 pieds de front sur 
20 pieds de profondeiir, un feu. 

'44 ! La iriaisjon de Raphael I>eauvais, auber- 
,y-i>te. a deux etagew. de bois, de 20 pieds de front, 
sur 30 pieds <le profondeur, 2 feux. 

Rapliael Beauvais, 6poux d'Klisabeth Turpin. Tanguay, II, 178. 

(45! l^a maison dii Sr. Na fre^'houx, a deux 
(''{.;jges, ilc hois, df- 30 pieds de i'rojit sur 20 jneds 
de profondeur, 3 feux, sur la place d'armes. 

Isaac Nafrechoux, (Spoux de Catherine Leloup. Tanguay, t^I, 
HiZ. Get auteur le nomine Nafreciion. 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



85 



f-l(>) Li! niais{)u (h* Jacques Jliiberl, a deux 
elages {le bois, de 22 pieds de front, siir 23 pieds 
de large, 2 icnx, SSur la place d'armes. 

Jacques Hubert-Lecroix, inarchand et voyageur, epoux de 
Marie Cardinal. Tanguay, IV, 531. 

( 47 ) La niaisoE de Paul Boiicliard, de bois, a 
deiix 4tageSj de 10 pkds de front, snr 18 pieds de 
profondenr, im feu. 

Paul Bouchard, ^poux de Louise Leblanc. Tanguay, II, .?64. 

(48 ) Autre inaLsoii de bois, a deux etages, and 
Bouehai-d, de 3() pieds de front, siir 28 pieds de 
profondenr, 2 fenx. 

(49) Fne bonlanoeiie, audit Boueliard, de 
bois, de 16 pieds de front siir 18 de profondenr, 
nil fen. 

(50 ) La niaison de Desermons de bois a denx 
etages de 17 pieds de front snr 40 pieds de pro- 
fondenr, nn fen. 

Charles Duniay ou Demers dit. Dessermons, epoux lo. Eli- 
sabeth I'apin. lOS!); lio. Catherine Jette, 1707; So. Matieleine 
Cauchon-Blery, 1707. T.ansjuay. 1, 21S et HI, 523. 

(51 ) La niaison de Kobert Lani>iois de bois a 
deux etai,^es, de 12 pieds de front snr 40 pieds 
<le profondenr, nn fen. 

Aucun rpnst'ignemwit sur Robert Langlois. 



66 



THE CAKADIAN ANTIQUARIAN 



(52) La iiiaisoii du Sr Lacoste, de bois, a 
deux etages, de 33 x>ieds de fi'ont snr 45 pieds de 
profondeiir, 8 fe«x. 

Pierre CoBraalt, dit Lacoste, epoux de Marie-Anne Mac6 et. 
qui, en 1722. epouse Marsriierite Aubiichon. Tanguay, III, ICiO. A 
la meme page, eet auteur mentionne le bapteme d"un enfant de 
Pierre Courault et de Marie^Anne Maugue, c'est une erreur: II 
& lu Courault pour Garault. 

f iS) La maisoii de pierrej a deux etages, du 
Sr. Neveii, de 18 pieds de front sur 70 pieds de 

profoadewTj f uitjr© t&m» 

Jean Xepreu de la Bretonni6re, colonel de mllice, seigneur 
d'Autray et Lanoraye. Tanguay, VI, 144. 

(54 ! Uiie ma i son de pierre a denx etages dii 
INstliiei' Ja \'erdiire de 20 pieds de front sur 
70 |)ie(Is de ])i-ofoiidenr. 4 feux. 

j€jan Potliier dit Laverdure, taiUandier. Tanguay, I, 49rj et 
VL 420. 

( 55 ) La iiiai.son de boifi a deux etages de Mo- 
risseanx de 30 pieds de front ,sur IS pieds de 
profondeur, 2 feux, 

Jean-Bapl-'ste Mtjrisseau, interprSte du Roy en langue ii-o- 
quoise. Tanguay, VI, 118. 

(56" j La mai.sou de })ois a deux etages des 
j"itier,s de feu Hi- T'etit, de douze pieds de front, 
mir 30 pieds de pi ofoudeur, 2 feux. 

Feu Jean Petit-BoiHrnorel, liutealer royal, beau-pfere de J. B. 
MoriKseau, CNo 55J. Tanfitmy, VI, 8f-«. 



AND NUMISMATIC JOItRNAL 



m 



(57) liti iiuiisoii de bois. a un etage de la 
dame lion dr de 28 i)ieds de front sur 20 jjieds de 
larjre, 2 fenx. 

Madeleine Gatineau, veuve de Jacques Douaire de Bondy. Tau- 
guay, IM, 436. 

(58) La inaisn de pierre, a un etage et une 
iiiaiisai'de du Sr de Eepentigiiy, de 33 pieds de 
front sur 20 pieds de profondeiir, 3 feux. 

J.-Bte-Rene Le Gardeur de Repentigny, epoux de Catherine 
Juchereau, tue en 1755, au combat du lac Georges, sous Dieskau. 

(59 ) Une maison de bois a deux etages audit 
Sr. de 20 pieds de front sur 30 pieds de profon- 
deur, iin feu. 

({)0 ) rne maison de bois, a un etage, du Sr de 
('ouague, de 20 pieds en earre, 2 feux. 

Rene de Couagne, epoux de Louise Pothier. Tanguay, HI, 269. 
Dans le ferottiUon, oa ne ai«ntionne qu'un feu et daas la copie aa 
ppopre, on dit: 2 feux. 

RUE 8T mANCOlS (al 

(()1 ) La maison de pierre a deux etages du Sr 
Qnesnel, de 23 pieds de front but 22 pieds de pro- 
fondeur, 3 feux. 

Ja( (iuos Fraiiyois Qiiesnel, ^poux de Marie-Aane TrwilUer. 
Tanguay, VI, 481. 



(a). On trouve par-ci. par-la. en marge de I'orisinal des noma 
de rues, mats ceUi no signiCie pas, eomme nous I'avons constate, 
que toutes lea maisons ^inumSrees k la suit© etaient erig^ts sur 
cm rues. 



m THE CANABIAN ANTIQUARIAN 

(62) Une ina Lsoa de pierre a iin etage du Sr. 
de Eepeiitifiiy, de 24 pieds de Iront siir 24 pieds 
de profoiideiir. iin feii. 

f 63 j Une petite maisoii de pierre dans la Cour 
dudit 8r de Repentigny de 20 pieds en carr^. 

f()4j La maison de bois a un etage de la veuve 
bourdon de 36 pled.s de front sur 20 pieds de pro- 
f ondeur, un feu. 

Nous ue voyoas dans Tanguay, aucune dame Bourdon, veuve 
ii. cette date. 

(65 ) La maison de pierre a un etage de Jean 
Rai)tiste ^Fenard de 25 pieds de front sur 19 
pie<is prof ondeur, un feu. 

Deux J. B. Menard dit Deslauriers, le p§re et le flls, r^sidaient 
alor*5 a Montreal. 

( 66 ! Une autre maison de pierre a un etage 
du dit :\resnard de 25 pieds de front sur 18 pieds 
de profondeur, un feu. 

Voir numero precMeat. 

(07) La maison de Lafatigiie, de bois k deux 
etages de 22 pieds de front sur 30 pieds de pro- 
fondeur, 2 feux. 

Pierre Billeron, (iif. La fatigue, epoux en 2ndes noces de 
Jeanne Delguel. Tanguay, 11, 280 et I, 175. 

(68) Une inaiKon de bois a denx Mages dudit 
LaFatigue de 26 pieds de front sur 21 pieds de 
profondeur, 2 feux- 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



ts 



(69) La maison de Lafleiir, de bois, a deax 
etages de 30 jiieds de front, sur 18 pieds de pm- 
foiideiii', 2 f'eiix. 

Peut-etre Pierre Auge dit Lafleur. Tanguay II, 81, ou Pierre 
Lecompte dit Lafletir, fermier de MM. de St-Suipice. Tangaay, 
V, 246. 

(70) La maison de pierre a Martel, a deux eta- 
ges, en mansarde de 37 pieds de front sur 52 
pieds de profondeur, 2 feux. 

Probablement Etienne-Joseph Martel, aubersriste, igpoux en 
2ndes noces de Marie-Anne Brebant-Lamotte. Tanguay, V, 529. 

(¥l} IJn fourny dans la eonr dndit Martel, nn 
fen. 

(72) La laatalgian de pierre, c\ nn etage, de la 
dame veuve La Source, de 26 pieds ele front sii? 
20 piedsi de profondeur, 3 f eux. 

Peut-etre, Jeanne Prudhoranie, veuve de DomiiligQe Tteaumwr 
de la Source, chirurgien. Tanguay, I, 564. 

(73) Uiie maisou de pierre a ladite veuve la 
Soui-ee de 20 pieds, en cai re, 2 feux. 

(74) La maison de bois, a deux stages, du Sr, 
Amiot de 14 pieds de front sur 20 pieds de pi*o- 
fondeur, un feu, 

J. B. Amiot, perrucjnier. <&po»x de GenetlfiTre 0«ilnjot. Taa- 
guay, II, 32. 

(75) La maison de bois, a La Oiroflee, k deux 



TO 



THU CANADIAM ANTIQUAEIAM 



etages, de 2;> pieds de Irout siir 40 pieds de pro- 
foiidenr, 2 feux. 

ProbalJlemeat Praii<;ois Sainton, dit. la Girofi^e, 6poux de Ca- 
therine Le Basque, soldat de la Cie de M. Begon. Tanguay, VH, 
1(59- 

{ 76 ) Lil maisoii de ISt. Cosine, de bois, a deux 
etages, de 16 pieds de front sur 18 pieds, de pro- 
fondeiii'j un feu. 

Probablement Pierre Buisson, St-Cosme, §poux de Mad-eletae- 
Francoise Levasseur. Tanguay, II, 503. 

( 77 ) Uiie maisoii appartei)aiit aiix enfans de 
feu Louis Lebeau, de bois, a deux etages, de 25 
pieds de front, sur 25 de profondeur, 2 feux. 

1.0 uis Le Beau ou Bau dit I^^alouette. menuisler, inhumd le 26 

fevrier 1713. Tanguay, V, 211. 

MUE CAPITALS (a) 

(78 ) La maison de bois a deux etages de la 
veuve Catiii de 30 pieds de front sur 20 pieds de 

profondeur, 2 feux. 

Jeanne Brossard, veuve d'Henri Catin. Tanguay, II, 580. Le 
Id mars 1722, CDocument divers), elle demaude la permission de 
vendre vd koh indigeace, une maison incendiee qu'elle possMait 

rue St-Josfep*i ' 

1 79 1 La inai.soii de bois, a deux etages, de 
Grandcbamp, de 30 j)ieds de front, sur 20 pieds 
de profondeur, 2 feux. 

Jullen Auger riit Grandcliami), soldat de M. Dejordl, #pOllx d© 
Louise-'l'-Uerefie Petit HoiK!ij(jrel. 'I'anguay, 11, 81. 

(a) Voir la note au bas de la page 



AND NUMISMATIC JOUKNAL 



71 



(80 ) La maLson de bois, a rleiix etages, de la 
fiLame 1m Croix, de 30 pied« de front sur 20 pieds 
de profondeiir, 2 feiix. 

Peut-etre Madeleine Trotier, epouse ou veare de Loms-Joseph 
Hubert dit Lacroix. Tanguay, IV, 531. 

(81 ) La maisoii de bois, a deux etages, de Des- 
I'osiers, de ;>0 i)ieds de front, sur 20 de profon- 
deur, deux feiix. 

f*eut-etre la veuve et les enfants de J. B. Desrosiers, decide en 
1719. Sa veuve Barbe Bousquet, vivait alors k Mofltrtal avec 4 
enfants. 

lii'E m'-JOSEPH (a) 

(82) La inaisoii de pierre, a deux etages de la 
Cliaussee, de 32 pieds de front sur 28 pieds de 
profondeur, 2 feux. 

Louis Leroux dit La Chauss^e, sergent de la Cie d© M. da 
Longueuil, ^poux <ie Catherine-Madeleine Boivin. Tanguay. V. 

(88) La maison de bois, k deux stages, de Vi- 
vien, de 28 pieds de front sur 31 pieds de profon- 
deur, 2 feux. 

Ignace Jean dit Vien et Vivien, 6poux d'Angelique Dandon- 
neau ou J. B. Jean dit Vivien, <5poux de Marie Jeanne Messaguier. 
Tanguay, IV, 594 et 595. 

(84; La maison du Sr Blondeau, de bois, ^ 
deux etages, de 3() pieds de front sur 22 pieds de 
profondeur, 2 feux. 

Maurice Blondeau, notable, epoux de Suzanne Chai'bonnlgsr, dit 
Lamoureux-St-Germaln. Tanguay, II, 316. 

(a) Voir la note au bas d« la pugs. 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



(85) La maisoii de pierre, a deux etages, du 
Sr D^sonier de 52 j)ieds de front siir 24 de pro- 
fondeur, 4 feux. 

Pierre Trofier dit D^ulniers, epoux de Catherine Charest. 
Tanguay, VII, 354, 

(86) Autre inaisoii de pierre, dudit Sr Deso- 
iiier, a iiu etage, de 52 pieds de front sur 22 pieds 
de profondeur, 2 feux. 

RUE CAPITALLE (a) 

(87) La n^iion de bois a deux etages appar- 
tenant au Sr De Mnsseanx, de 42 ])ieds de front 
sur 28 pieds de profondeur, deux feux. 

Voir aam^ro IS. 

('S8 ) La petite maiwon de bolg to heritiers de 
la Veuve Ste-Marie, de 17 pieds en carre, un feu. 

Matlmriae Gtouard, veuve de Louis Marie dit Ste-Marie. Tan- 
guay, I, 411 et VII, 220. 

f 89 ) La ma i son de bois a un etage a depoin tes, 
de IS pieds en cai re, un im* 

PranQois Harel dit Despointies. Taiigtlay, IV, 404. 

(90) La maison de bois, a un etage, du sieur 
Hervieux, d'lin etage, (ie 50 pieds de front sur 
2% IJiads 'ife- ^pofofondeiir, f feux.- 

L4onarrI Jeatt Baptlste Hervieux, n^goeiaat important, Taa- 
guay, IV. 500, Voir no 23. 

(a> Voir la note aa bas de la page 



AND' NXJMTSMAI'IO J'OOTWAl* 



(91) l^a maisoii <le bois a deux etages de la 
dame Veuve Clerin, de 38 pieds de front sur 20 
de profoudeur, 2 f'eux. 

Jeanne Celles-DuGlos, veuve de Denis d'Estienne du Bousquet, 
sieuj de CMrin. 

(92) Le eor])s do, irarde de beis de 49 pieds de 
front siir 20 pieds de profondeiii*, 2 feiix. 

{93) L'ancienne boulangei-le du Eov d'un eta- 
ge de iJierFe et im de bois, de 40 pieds de front 
SWT 28 pieds de profondenr, 2 feiix. 

(94j La nialsou de pierre a deux etages du iSr. 
Eocbert de 40 pieds de froist sur 20 pieds de pro- 
f ondetir, 4 f eiix. 

Etieane Rocbert de la MorandiSre, dpoux crEHsabetli Duver- 
ger, conseiller du roi, garde laagasin, etc. TaHg«ar, I, S24 et 
vn, 14. 

(95) Fue auti'e maison de pieri'e dudit )Sr Rot-- 
))ert a deux l^tages <lu coste du bord de Teau, de 
20 pieds, eu car re. 

(9(5) Vne autre maisou de pierre a trois eta- 
ges dudit 8r. Kocbert de 55 jneds de front sur 22 
l)ieds de large, 8 feux. 

(97) La nuiisou de pierre du Sr Deprez a deux 
etages de ;{7 pieds de front sur :>0 de profondeur, 
4 feux. 

Le 8 fovrier 1722, Catherine do St-Ueorges, vouve de Louis 



74 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



Leeomte-Dupre, ex-niarchatul. demande au tribunal rautorisation 
de %'endre le terrain et les debris d'uiie luaison qu'elle avait place 
i*Ames et tu^ St-Paul et qui a et6 consum^e par Vinceiidie de 
1721. 

D'autro part, 51 y avait. a. Montreal, le fils du precedent, 
Jean Baptiste Louis Leconite Dupre, epoux de Jeanne Descleves 
et marchand a la Martinique. Ce dernier, decede a Montreal, en 
juillet 1722. Voir Tanguay, V, 246, 237 et Documeats divers, du 
Palais de Justice, 13 aoflt 1722. 

(98) Lii maisoii de pierre du Sr Poisset, k 
deux etagcs do 41 pieds de front sur 30 pieds de 
profondeur, 4 feux, 

Francois-Thomas Poisset. marchaad. 'Smmm* Tl, i®. 

(99 ) La maison de pierre a deux etages du Sr 
de EepentigiiY, de 18 pieds de front sur 30 pieds 
de pi-ofoiideiir, 2 feux. 

Voir numero 58. 

(IW) La maison de pierre de Masse, a trois 
etasres, de 22 pieds de front, sui- 30 pieds de pro- 
fondeur, 3 feux. 

Probabiement Michel Mass«, (gponx de Marguerite Couk-La- 

fleur. Tanguay, V, 557. 

llOl / La maison de pierre de Mallet a trois 
etages, de 22 pieds de front sur 34 pieds de pro- 
fondeur, 3 feux. 

J, B, Mallet ou Maillet, ^poux de Barbe Millet. Tanguay, V, 

(102) Maison de Mr Majeux, de pierre a deux 



AWD NUMISMATIC JOURNAL 



75 



etages, de 35 pieds de front siir 18 de profondeur^ 
2 f eux. 

A partir de ce Bum6ro nous suivons le bromUo», 

(103) Mai son de :\L Tonnancourt, de pierre a 
deiix stages de 50 pieds de front sur 30 pieds de 
profondeur, 3 feux. 

(104j Maison de Made. DiiY^fnay de pierre k 
deux etages siir 21 piecls de front et 22 de pro- 
fondeWj 3 feux. 

Charlotte Chorel de St-Romain, veuve de J. B. Crevier, simt 
Duvernay, marchand. Tanguay, 1, 150 et III, 190. 

(105) Maison de Mr Blondeaii, de pierre, a 
deux etages, sur 35 pieds de front par 28 de pro- 
fondeur, 3 feux. 

Voir No 84. 

(10(>) Maison a Mr Sarazin de pierre. a deux 
etages, 47 pieds de front sur 37 pieds de profon- 
deur, 4 feux. 

Thomas Sarazin, cpoux d'Agathe Choret. Tanguay, MI, 121, 

rl07) Autre niaisou audit 8r 8araziu, nn 
etage, de pierre et une niausarde, de 28 pieds de 
front sur 37 pieds de profondeur. 

(108) La veuve Mailliot, une maison de bois, 
a un etage, de 40 pieds de front sur 20 de pro- 
fondeur, 2 feux. 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



(109,) Uiie maison de pierre a ^Ir Bloiideaii, 
daus sa com\ (ie 18 pieds de front sur 16 de pro- 
foiideiir. nil feu. 

Voir numero 84. 

(110 ) Maisoii de pierre, a deux etages, a Jac- 
ques Campaiit, de 34 pieds de front mv 30 de 
profondeur, 2 feux. 

Jacques Campaut, taillandier, epoux de Jeanne CScile Catin. 
De 1708 a 1714, puis de 1721 a sa mort en 1751, il vecut au De- 
troit. Tanguay, II, BOO. 

( 111 ) Maison <ie Jacques Millot, de bois, k wa 
etage, de 24 pieds de front sur 42 de profondeur, 
2 feux. 

Jacques MiJIot, »3*cha.iidi epoux d'Hel6p© Guenet. Tanguay. 
Yl, 44. Sa maison 6tait slse entre les rues St-Paul et St-Sacre- 
jumt Ba 1721, il souffrait d'alienation mentale et on lui avait 
Bomme un curateur. Voir Documents divers, au Palais. 

(112) 31ai.soii de Dudevoir, de bois, a un etage 
de 23 de front sur 24 pieds de profondeur, 2 feux, 

Claude Dudevoir, dit Bonvoaletr et Lachfene, huissia;, 
de Barbe Cardinal. Tanguay, HI, 499. 

(113) Maison a Madame Bourbon, de bois, 
k un etage, de 27 pieds de front sur 22 de profon- 
deur, un feu. 

AteSrtaacia probable de Bourbonnois. 

(114; Maison de Detaillis a un etage de bois, 
26 pieds de front sur 21 de profondeur, un feu. 

Probablement Josepli Dcneau dit r>estaillis, 6poux de Marie- 
Jeanne Adh6mar. Tanguay, III, 332. 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



( 115 ) line boulangerie aiidit Detaillis, un feu. 

(IK)) Uiie inaison de pierre a iin etage ap- 
parteiiaiit a la (lame ^'euve de Coiiagne, 90 de 
I'ront siir 24 de large, 4 feiix. 

Marie-Anne Hubert, veuve de Jacques-Charles de Couagne, 
Tanguay, III, 269. 

(117; Maison de la veuve de QuUerier, k deux 
etages, de pierre, 21 pieds de front sur 41 de 
profondeur, 2 feux. 

Marie [.ucauU, veuve cle Rene Guillerier, marchand. Tanguay, 

I. 151 et III, 208. 

(118) Maison de bois a Plielipeaux, a mi eta- 
ge, de 30 pieds de front sur 18 pieds de profon- 
deur, un feu. 

Louis Philippaux, tailleuv. Tanguay, I, ISO et VI, 340. 

(119) Un fourny de pieces sui- pieces, a Made 
de Budt. de 20 pied,'^ en carre, nn feu. 

Abreviation de Budt-niont. Marie Godo. epouse de Pierre de 
Fiivon, de Budeinont, chevalier st capltaine. Tanguay. II, SS2. 
Nonim6 lieutenant en 1706. "C'est un tr?s bou officier qui a servi 
longtemps dans les Gardes du Uoi". di-sont ses superieurs en 
1714. Voir B. du R. H. II, 116. 

(120) TJne maison a Madame de Budenit., de 
pit'ces sur pieces, a deux Stages, de 23 pieds de 
front, 27 2 feux. 

Autre abreviation de Budemont. Voir nunife^ro 119. 

(121) Autre maison de pieces sur pitH*e« k la 



T8 Tmm OAHABIAK ANTIQUARIAN 

dite Dame, ii deux etages de 21 pieds de front siir 
23 de profoiideiir, 2 feiix. 

(122) Autre maisoii de bois, a mi etage, <\ la 
dite dame, de 12 pieds de front sur 40 de pro- 
fondeuF, 2 feux. 

(123) Une maison de bois a Mr de L'Inetot 
d'un etage, de 22 pieds de front sur 23 de pro- 
fondenr. 

Probablement WmxM Godfrey, Sr de Linctot, 6poux de Made- 
Mo© t(emoyne, Tanguay, rv, 313. 

(124) Maison a deux stages, Tun de pierre et 
Pautre de bois de 24 de front sur 20 de profon- 
deur, 2 feux, au Sr Moger. 

Probablement Jacques Gadois dit Maager, orttvre, epoux tie 
Marie-Madeleine Chorel. Tanguay, IV, lit. 

(125; 3Iaison de Made, de Budemt. de pierre 
a un Mage de 45 de front sur 25 de profondeur, 2 

Abr^TiaticHi de Bademont Voir nos 119 et 120. 

(^M) Tine maison de pieces sur pieces de 
Martin CJurra, de 35 pied.*? de front sur 16 de pro- 
fondeur, 2 feux. 

Martin Curaux et Curot, ^poux d« Madeleine Cauchois, Tan- 
gaay, ill, 209. 

(Buit une liste du ''iioniljre de cheminees qu'il 
faut abatre" dans le diHtrict inc-endi^, parce 
qu'elles "menagent mines." ) 



AND NUMISMATIC JOUBNAL 



79 



20 juin 1721. 

YIBITE DES MAI80KS INCENDIEES. 

L'an rail sept cens vingt et iin et le vingtieiiie 
jour de jmn, noxis Frangois Marie Boiiat, Goner, 
du Roy, et son lieutenant general, an Si^ge de la 
Juri diction Royalle de montr^al, Sur ce qui nous 
a 6te represente par le proeiirenr du Eoy en ce 
siege que les Cheminees et murs des maisons et 
battimens qui out ete brullez dans I'ineendie ar- 
rivee en cette ville le jour d'hier, sent si en dom- 
magez que la plus part menaeent ruine et sont 
prMes k tomber et que meme trois on quatre des 
cheminees sont dej^ tomb^es ce jourd'huy a qnoj 
il est de la derniere consequence d'aroir atten- 
tion pour pi evenir les aecidens qui en pourroient 
arriver, nous requerant de nous transporter sur 
les lieux avec des maitres niacons pour faire 
faire, en notre presence la visi te des nnirs et che- 
minees et pour (»iisuitte etre par nous ordonne 
sur la d6molition qui sera n6cessaire a faire. 
Nous etant pour ce transporter II la Basse Ville 
avec lodit procureur du Roy, et notre greffier, et 
mande d 'office a la requisition dudit proenrenr 
du roy, les nommes Pierre Janson dit Lapalme, 
Jean Baptiste Deguire, Jean Daveluy dit Larosse 
et Jean Payet dit St- Amour, tons maitres ma- 
sons et tailleurs de pierre de cette ville, a ete 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



precede (levant nous a ladite visite par lesdits 
experts, maitres matrons, Seriuent prealableineiit 
par eiix fait. . . de laquelle visite il nous ont fait 

rapport sur cliaque maison 

( I)aus la liste qui suit, nous ne relevons au- 
cun qui n'apparait pas dej^ dans la precedente 
liste). 

, . . qu'il faut abattre la clieminee de la mai- 
son du Sr Jioger, qui est assez proche de la rue 
pour blesser les passans si elle A'-enoit a tomber. 



22 jmmlf^l — 

DE PAE LB BOY, 

Et monsieur le iientenant general au siege de 
la Jnridiftion lioyalle de Montreal. 

11 est ordonne a Tous C'eux qui ont retire ehez 
eux ou ont connaissance des lieux ou il a 6t6 por- 
te des effets sauves de I'incendie de cette vllle 
d'en faire ineessamment leur declaration A Nous 
le prof in ear du Roy et dans vingt quatre heures 
an })lus tard a peine d'etre rep'.itez les vouloir 
serjiiestrei' ou receller Et (Vetro cm coMsequence 
]>oni'siiivis suivant la riguenr des ordonnanees. 

Def fences a toutes personnes a litres que les 
propri6taire8 des maisons bruUees de ramasser 
ni enlever aueuns debris, eloux, ni ferrements 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



SI 



dans les rues ni siir les emplacemens desdites 
maisons brullees a peine de punition corporelle, 
fait k Montreal, ce 22 jiiin 1721. 

DAYID 
greffier. 

— :o : 

4 juillet 1721— 

Michel Begon, chevalier seigneur de la Picar- 
di^re, Murbelin et autres lieux, conseiller du 
roy en ses ooiiseils et an parlement de Metz, Tn- 
tendant de Justice, police et finance en la nou- " 
velle France. 

Etant infornie que pendant llncendie arrive 
en cette ville, le dix-neufi^me juin dernier, quel- 
ques particuliers profitans de la confusion dans 
laquelle on a ete pour retirer les nieubles et au- 
tres effets qui etoient dans les maisons on le feu 
a pris, en ont enleves furtivement et les ont por- 
tes on fait porter dans leurs maisons ou autres 
Jieux, ou ils les tiennent caches pour se les ap- 
proprier, ce qui est un vol publicq et un attentat, 
dont la punition doit etre exemplaire, pulsque 
les effets sauves dans iiu accident aussy d^plora- 
l)le, sont sous la protection et sauvegarde du 
Hoy, que les particuliers sont oblijies d'aller aux 
incendies pour donner secours. conserver les ef- 
jfets tauvis et lis remettre k ceux -i qui ils appar- 



82 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



tiennent et §taiit n^essaire que ceux qui out 
aiusy enlev^s des effets et ne les out pas resti- 
tu6s soient punis sevdrement, pour arrestei' par 
ces exemples, le cours de ees vols qui sont coutre 
la foy publique, 

Xous ordoiiiions a toutes persoimes de quel- 
ques qualites et conditions qu'elles soient, qui 
out retire dans leiirs maisons ou autres lieux des 
meubles et autres effets sauves des maisons in- 
cendi^es dans cette ville soit qu'ils les ayent en- 
ler^s eux memes ou fait enlever, ou qu 'on les leur 
ait i>orte de les restituer dans Imitaine du jour 
de la iwblication de la presente ordonnanee, a 
ceux auxquels ils appartiennent ou de les remet- 
tre aux cures des parroisses du lieu de leur resi- 
dence a peine d'etre poursuivis coiume volleur 
publics et punis corporellement suivant Texigen- 
ce des cas ; 

EiijoiarnonH a ceux qui ont servy au transport 
desdits effets ou qui ont cojuioissinice des lieux 
ou lis ont ^te portfe et oil ils sont d'en faire leur 
declaration au procureur du Roy de la Juridic- 
tion de cette ville, aussy dans i)areil delai de liui- 
taine a peine d'etre poursuivis et punis couime 
complices des d. vols ; 

Eiijoioions aux Cures des parroisses, aux- 
quels ii aura ete raporte des effets sauves de la 
dite incendie, de Im rgwettrft incessamment k 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



83 



ceiix k qui ils appartiennent s'ils en ont connois- 
sance et en t*as que les proprietaires leiirs soient 
inconnus, de les remettre entre les mains du Su- 
pei'ieur du Seminaire do cette ville, qui les fera 

Ffeiidpe aui: proprietaires en cas qu'ii les con- 
noisse, sinon en cliargera le Garde des magasiii.s 
du Roy, qui en domiera son reeu, apres leqiiel 
delay de Imitaine et le dit terms passe permet- 
tons au procnreur du Boy de lade, jurisdiction 
de faire informer k sa requeste par devant le 
Lieutenant g^n^ral de lade, juridiction centre 
ceux qui n'auront pas restitues les d. effets sau- 
v4s de lade, incendie & de leur faire faire et par- 
faire leur proces suivant la rigueur de la pre- 
sente ordonnanee jusqu'a sentence deffinitive in- 
clusivement, a la charge de Fappel par devant 
nous. 

Enjoignous and. lieutenant general apr^s lei, 
terme expire, de se transporter avec led. procn- 
reur du Eoy et k sa requisition accompagn§ de 
son greffier, dans les maisons et lieux on led, 
pi'ocureur du Roy aura eu avis qu'il aura €U 
recelle et caclie aucmis desd. effets et en cas qu'il 
in-oces verbal, et de faire arrester sur le champ 
s'y en trouve de les eiilever apr^s en avoir dress^ 
et Miistituw priiMiniers ceux qui se trouveront 
saisis des d. effets, pour tour itre, par led. lieu- 
tenant ghiM, leur proeds fait et parfalt nm- 



THE CANADIAN ANTIQmMAN 



foriiiement a la presente ordoimaiice et suivant 
les pi'eiives qui resiilteront cles charges et infor- 
mations. 

Eujoijxnons aiissy aux Capitaines des Costes 
du Goiiveriienient de ^loiitreal, apres led. (ielay 
de huitaiiie d'avertir le procureur du roy de la 
jiirisdiciton de lad. Adlle de ee qui sera venu a 
leur comioissance touchant renlevement desd. 
effets. qui pourroient avoir ete port^s et cacli6s 
dans les lieux ou ils commandent ; 

Mandons aux d. offieiers de la Jurisdiction de 
cette ville de tenir la main a 1 'execution de la 
presente ordonnance, qui sera enregistree en 
leur greffe, lue, publiee et afficMe partout oft 
besoin sera, pour etre ex^cut^e selon sa forme et 
teneur. 

Mandons ausy aux capitaines ou autres offi- 
eiers de milice dud. gouvernement, chacun a leur 
egard de lire et afficlier la presente ordonnance, 
a la porte de I'eglise, issue de grande messe et 
d'en envoyer leur certificat and. ProcMireur du 
Roy. 

Fait & doiani k Montreal le quatre juillet 1721, 

Pm mmmelg&mr 

Boucault 



AND NtrMlSMA*nC JOURNAL 



L'an mil sept cent vingt iiii, le qiiatrieme juil- 
let, J'ay Aiitoine Perrin, Iniissier royal de la 
juredietion royalle de Montreal, sousslgne, me 
suis transpoi'te dans tons les cari'e fours de cette 
ville assiste du tambour de la garnison, J'ay leu, 
publie et afficli6 la pr^sente ordonnance a ce 
qii'aucune personne n'en pretende cause d'igno- 
rance le jour & an susdit. 

PEEEIN 
Huissier royal 

:o : 

8 juillet 1721— 
Michel Begon, etc. 

Sur ce qui nous a 6te represents par les offi- 
ciers de police de la Jurisdiction de cette ville, 
qu'une des principalles cause du grand nonibre 
de maisons qui y out ete incendiees le 19, du mois 
passe est la (lif ficulte qu'il y a eu d'avoir le noni- 
bre de sceavix necessaires pour eteindre le feu, et 
de baches pour I'arrester en abbatant les mai- 
sons quoy(}ue par les reglements de police il soit 
enjoint aux Bourgeois et habitans de courir an 
feu aussi tot que le tocsin sonne & d'y porter cha- 
cun une hache et uu sceau. 

Que les propi ietairos des nmisons sout obliges 
par les memes reglements d'avoir une ^vhelle en 



Se THE CANADIAN ANTIQUARIAN 

iKJii estat siir les toits de leurs inaisons et uiie 
dans leur com- de la hauteur du Retz de chauss4e ' 
au toit et de fa ire ramoiier au moius nm fois 
cliaque mois leurs clieniinees a quoi la plus part ' 
ne tieniieiit coinpte de satisfaire et contiiiueront 
a rester dans cette negligence si prejudiciable au 
Men public slls n'y sont contraints par des 
amandes, qu'il conriendroit auKSsy d'ajouter a 
ces precautions celles de les obliger d'avoir dans i 
les greniers desd. maisons deux perches de la 
grossenr de quatre ponces de diamettre et d'une 
longueur proportionnee a la hauteur du faite du 
grenier, percees de distance en distance de ma- 
niere que dans les trous faits ausd. perches il y 
soit passe des che\'illes qui debordent des deux 
costez pour s'en servii* en guise de bellier pour 
faire sauter les toits en cas d'incendie, qu'on 
I^ourroit profiter des decombreniens qui seront 
tiies des maisons inceudiees et de ceux qui pro- 
riendront des autres maisons qui seront dans 
la suitte bastie pour rele^er et affermir les rues 
en obligeant les proprietaires de les faire trans- 
porter dans les endroits qui leur seront indiqu^s 
pBv iesd. officiers de police qui observercmt que 
ces deblais soient rej>a]jdus en talus des deux 
cotes de ia rue pour former au milieu un ruis- 
sean qui ait la pente n^cessaire pour rcs(;oulle- 
rrieut des eaux. Que Jusqu'^ ce que les vwm. 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



87 



soient pavees 11 ii'y a d'aiitres iiioyeiis ijoiir les 
gens de pied.s d'evitei" les bones que eehiy estably 
depiils longtemi)s qui est de mettre des V>aiiquet- 
tes de bois de liuit i)ou(;es d'epaisseiir et d'uii 
pied de large au petit bout le long des maisons 
et des emplacements et a deux pieds de distance 
desd. maisons eu faisaiit remplir le vide de pier- 
rotage, decliet, de cliaiix ou deblay de maison, 
de maniere que cette banquette eompris le pier- 
rotage ait trois pieds de large, si mieux ii'a^'nie 
les propi'ietaires des dites maisons et emplace- 
ments faire paver ledit espace de trois pieds, ce 
qui conserveroit les fondations & qu'au surplus 
L'ordonnance de de Mr Baudot du 22 juin 1706, 
soit executt6 sous les peines y jwrt^es. 

A quoy ay ant egard vue la ditte ordomiancej 
ensemble les reglements du Conseil superieur 
de Quebec du 11 may 1676. 

Kous ordonjions que les dits reglements et or- 
donnance seront executez selon leur forme et 
teneur. . . 

(Ce qui suit est la r6p6tition de ee qui pre- 
cede, sous uiie autre forme) . . . 

Fait k Montreal, le luiitidme juillet mil sept 
vingt im. 

BEGON, 
l*ar monseigneur 

Bou("ault. 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



L'an mil sept ceiis vingt im, le liiiitieme juillet 
api'es midy. J'ay, Aiitoine Perrin, Iniissier royal 
de la Jiiridictioii royalle de moiitreal y demeii- 
raiit an moulin du for pres de cette ville, sous- 
signe, leu, publie et afficli6 Pordce. cy dessii es 
lieux accoustumes assiste d'lm tambour de la 
garnison de tette ville a ce que personne n'en 
pr^teiide cause d'ignorance. 
Eml. 3tt 

Huissier royaL 

:o : 

8 juillet 1721 

Micliel B%on, etc» 

Sur ce qui nous a ete i-epreseute par le Hv de 
L6ry, Ing§nietir du liox en ce pais qu' apres 
rexamea qu'il a fait des maisous qui oiit sitjif* 
brtlifes dans Fincendie arrivee en cette ville le 
19 du mois passe il a observe que la pluspart 
desditefs maisons n'estoient que de bois ou de 
colombage et cliargee d'un comble d'une grosse 
chai-perite ce qui a augmente cette incendie 
qu'on iK>urroit prevenir de pareils accidents si 
prejudicablcs aux Bourgeois et habitans de 
cette vi!l(^ et en tii-er un avantage pour la com- 
modity pubJicque en faisant alligner les mes qui 



AND NUMISMATIC JOURNAL, 



m 



lie sont ny assez lai'ges ny assez droites ce qui 
He pent faire sans que les partieuliers en souf- 
frent piiisque dans le temps present ne restant 
plus dans ces rues que des mazures, il seroit fa- 
cile aux partieuliers avant de commen^er k re- 
tablir leurs malsous de so coufornier aiix alli- 
gnemeus qui seront par luy tirer et observer les 
precautions ey-apres : 

(SuiYent 7 articles concernant la construction 
des maisons. Cette piece est reproduite an long 
dans les Edits & Ordonnances royaux, II, 292 ). 

Fait & donn6 h Montreal, le liuiti^me juillet 
mil sept cens vingt un. 

monseigneur 
BOUCAUI/T, 

(Suit, certificat de lecture & publieatiDn par 
Perrin). 

— :o :— — • 

9 juillet mi- 
Michel Mgm, etc. 

Etant necessaire do preveiiir ce que <pielques 
partieuliers pourroient faire pour oluder Vex^- 
eution de notre ordomiance du Joui- tl'liier, por- 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



taiit qu'il lie sera plus baty a Pavenir que des 
maisons <le jjierre, que celles qui seront baties 
de 11 (niveau ou celles dont on retablira la cou- 
verture ue sei-ont point couvertes en bardeau et 
qui sera .sen lenient loisibles aux propri^taires 
d y niettre double l ouverture de planches, nous 
ordonnons qu'il sera fait sans retardemens par 
les offic'iers de la Jurisdiction de cette ville, un 
role rue par rue des maisoiis de maeonnerie, de 
eolombage ou de bois qui y subsistent actuelle- 
ment avec les iioms desd. proprietaires desdtes. 
ma i sous, qu'il sera fait mention a Particle de 
chacune desdtes maisons de celles qui sent ac- 
tuellement couvertes en bardeau et de celles qui 
ne sont point conformes aux alignemens mar- 
ques sur le plan du Sr de L6ry, en marquent com- 
bien Iesdt.es maisons s'eloignent desdtes alHgne- 
mens soit en entmrnt sur la rue ou en s'en eloi- 
gnantj Ordonnons que la minute dudt. role et 
proces vei'bal restera au grefe pour luy avoir re- 
cours et servir a pi-ouver les contraventions 
qui poiiroient etre faites a Tavenir a notre dite 
ordonnancti & qu'il vous sera envoye line (vxpe- 
dition desdts proces verbal & role signes du gre- 
fier, Mandons aux officiern de lad. Juristiiction 
de tenir exactement la main k l'ex6cution de la 
piesente ordonnance qui sera I'egistr^e, lue et 



AND NTJMISMATIO JOUENAL 91 

publiee & afficliee partoiit ou besoin sera k ce 
que personiie n'en ignore, fait au luoiitreal, ce 9e 
juillet 1721. 

BE0OF, 

Par moiiseigneiir 

L'an mil sept cens xingX nii le iieiifvieine juil- 
let avaiit iiiidy .J'ay Aiitoine Perrin liiiissier 
royal de la jurediction royalle de Montreal y de- 
meiirant, an moiilin du fort pres cette ville soiis- 
sigiio leu, publie & affiche Pordonnance de Pau- 
tre part ds lieux accoutiimes assiste d'lm tam- 
bour de la garnison de cette ville a ce que per- 
sonne n'en pr^tande cause d-igiioranee. 

Eml. 3tt 

PEBMM, 
Miissier royaL 

:o 

14 juillet 1721^ 

PLAN DU QPARTTER IXCEXDIE. 

L^gende qui se trouve a droite du plan : 
"Plan en partie de la A'ille du :5[ontreal ou est 
marque en jaune !a rue qu'il faut dresser, ^ pim- 
dre au cohi de la maison de la 1>. dupre, marque 
A a L%«i»f«§ sera alligne en droite ligne du 



fit THE CANADIAN ANTIQUARIAN 

coin de la Cour de I'hotel Dieu au coin de la pe- 
tite maison du Sr Bimbaud qui se trouve sur la 
Place. 

Wm k ^nibee, m 14 jafflet 1T21. 

CHAUSSEGEOS DE LERY. 

Paraplie au d6sir de notre ordonnaace te kwEt 
du present mois, 

fait h Quebec 

Lel4 jullletmi. 

NOTA.— Lie l^gende ci-desB« iimontre que le plan fut sur- 
tout fait pour fixer comment la rue Saint-Paul serait redress<5e 
entre rancienne place d'armes et I'ancienne rue Saint-Joseph, 
aiggytev par la m§me occasion, I'ingenieur fait voir, en ne la teto- 
tant qn'k demi, quelle partie de la ville le feu a d^truit. 

Ce qui est dit "marqu6 en Jaune" dans I'original est indlqu^ 
par 4e« Jiaehw^ en diagcaiale dans mw^ §rsmim. 



AND NUMISMATIC JOmNAJL 



WHEN WAS THE VEXATOR CANADENSIS 

ISSUED? 

By E. W. McLachlan. 

f IE ''Vexator Oanadiiiate** #if **C!aiia- 
diensis" toks^ wif© well ka©««. ti 
Canadian collectors when first men- 
tioned by the late Alfred Sandham, 
whose descriptions are as follow^s : 

"5. C(opper) Obv(erse) coarsely executed 
head to right, ''Vexator CanaMn si^* 
Rev(erse) Rnde figure of a woman 
dancing. "Rcmmter Viscape' 1811. Plate 
6. Fig. 1. 

6. 0. Obv. Same as No. 5. "l egator Cana- 
densis" 1811. Rev. Bame as Ko. 5. 

7. C. Obv. Same as No. 5, ''Vexator Cana- 
diensis" 1811. Eev. Same as No. 5. 

Renunillus Viscape/^ 

There are two other varieties of this coiiij the 
difference consisting in the mode of spelling or 
in punctuelion."* 

This will make five A^arieties in all deserilxnl 
and mentioned in this work, while, so, far as I 

• Coins, Tokens and Medals of th© DominUra of Canada by 
Altm 9mmmm, Mm%i<m t§69. Page 21, See also Plata VI, Pis, i. 




m 



have been able to gather, from some twenty five 
or thirty specimens that have passed throngh 
my hands, or have come under my observation, 
in other collections, I have only found the two 
^?^ch are thus descrfbeaa. 

A. Obv. VEXATOR CANADIN sis^ E Very rude 
bust to the left. 

Rev. RENuNiLLOs* viscAPB;, in ill-formed ir- 
regular letters, a rude figure of a woman 
apparently dancing, with drapery hanging 
in tatters. Copper thick and thin flans. 
Size 26 millimeters. 

B. Obv. VEXATOR CANADiPJNsis. Similar bust 
to last. 

Rev. RExuNiL * L * OS visoAFE 1811. Equal- 
ly rude figure with full skirts evidently 
kicking uj) her heels. Copper, on very thin 
flans, size 25 mm. 

Thus, as may be noted, while none of Mr. 
Sandham's descriptions agree in all details with 
the coins themselves, his illustration does agree 
with No. A. This would seem to indicate that 
the work was prepared in haste without proper 
examination of the pieces descril)ed. The mis- 
takes can in a measure ha accounted for by the 
imiKirfect condition in which nearly every exist- 
ing sp^imen occurs. 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



96 



Owing to careless striking, with instrfficieiit 
pressure on very thin flans, only parts of the in- 
scription, sometimes one part and sometimes 
another, are brought up, which necessitates the 
comparing of a number of specimens so as to be 
able to deciplier the inscription as a whole. Still 
it seems difficult to see how Mr. Sandham could 
find on one variety, "Renimter", and on anothei* 
the date on both obverse and reverse- 

lipise errors have been, more or less, repeated 
and perpetuated by nearly every subsequent 
writer on Canadian Coins, thus accentuating the 
necessity for clear and careful descriptions on 
the part of pioneers in am^ line of Numismatic 
studies; in which nothing should be taken for 
granted. 

Several years after the app»raiice of Mr. 
Sandham's work, the late Dr. William Kingsford 
in a long article, published in this journal in 
1873, of wbich the following is the first para- 
graph, in an article entitled ; 

"a pew words on a CANADIAN POLITICAl, COIN.'* 

"Until the last few years, a coin of uncouth 

execution was frequently seen in the old city of 
Quebec and its neighbourhood. Elsewhei*e it 

was seldom found, whereas in the 

former political capital of Lowei' Canada so 



96 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



manj' examples were current, that 

the inference may be drawn that it owes its 
origin to that city, and that it is there it was 
minted. It is of copper and of the rudest execu- 
tion, and thei'e ai'e three v arieties knoA\ai of it. 
On the obverse we find a i)rofile bust left, with 
the various readings, Vexator Canadin sis, 
Yemator Canadiensis and Ve(cator Canadensis. 
On the reverse, a female figure, possibly dancing, 
with the words Renuntcr Viscape or Renunillus 
Viscape. Many collectors have endeavoured to 
penetrate its origin. * , , * hitherto with- 
out success Nevertheless the date 

and legend suggest its meaning and design. The 
obverse is easily read "The torment — the pest 
of Canada." The reverse equally offers a solu- 
tion. Turning the two Vs into O as indeed they 
appear to be, and subjecting to true orthographic 
dix ii^ions we have Kon illos vis cape rv, a sort of 
questionate ti-anslation of 'Don't you wish you 
may catch them,"* 

He then takes up the second reverse, as given 
by Mr. Sandham, (which being, as has been 
showTi, a misreading it is unnecessary for me to 
further refer to it) and makes them the text of 



• The Canadian Ant!<iu»rta.a, "Wmmmi li73. Vol. 11, Pa,ge X. 
Also in pamphlet form iinder the title: "A CJanadian poUtlcal 
cflta a moaograph by William Klngsford, Ottawa, 1874." 



AND SnUISBIATlC JOURNAL 



97 



a long dissertation on one phase of the admin- 
istration of Sir James Craig. 

Now, is Dr. Kingsford's reatling of the inscrip- 
tion, renunillos viscape as Xon illos vis capere, 
the correct one? That I might be able to present 
an authoritative pronouncement on the question, 
I applied to Principal Peterson of McGill Uni- 
versity and received the following reply: "The 
reading clearly must be Non illos vis capere. I 
am equally clear that the meaning must be "don't 
you wish you could catch them* — that is the 
people we know about, you the troubler of Can- 
ada and I the author of this inscription 

there are certain well knowTi persons on w^hom 
the Vexator has made a dead set and has failed" 

As it seems likely that the Latin inscription 
was a translation from the French, I also ap- 
plied to Mr. Oasimir Hebert, a well known 
French Canadian linguist whose answer in part 
states that: 

"L'inscription que vfflui me demandez de tra- 
duire, malgro sou apparente simplicity, ressem- 
ble quelque peu anx 07'acles sibylliiis. Ck>mme 
eux, elle est d'une clarte anibigue. 

"Le texte proix>se, RenmiUos Viscape, etant 
circulaire peut se lire : 

*'Non illos vis capere, Vewaior Canmlensis et 



fg THE CANADIAN ANTIQUARIAN 

se traduire: *Bourreau du Oaaada, ce ne soat 
pas 1^ ceiix dont tu veux te saisir'." 

As these readings, tlie first clioice of both 
authorities, (although other jiossible ones are 
suggested), concur with what was originally 
given by Dr. Kingsford, no other course seems 
open, but to accept this as the only solution to 
the enigma, notwithstanding the corrections in 
spelling, the transpositions and subdivisions of 
words involved thereby. There is just a poss- 
ibility that some later plodder may be able to 
throw further' light on the subject ; but at this 
late date this seems hardly probable. 

These readings seem to bring out the ques- 
tions : Who were the people that this troubler of 
Canada was taunted, hy the issuer of the Coin, 
with vainly wishing to catch? why should he 
wish to catch them? and was Sir James Craig 
the ''Troubler of Canada" as claimed by Dr. 
Kingsford? 

But before going into the first two questions 
let us take up the third by asking and attempt- 
ing to answer a fourth. Is l.Sl 1, the true date of 
issue of the coin in question? 

An answer in accordance with the evidenc^e 
disclosed by the design and workmanship dis- 
played on the coins themselves seem to point to 
a much later date. 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



In the first place no regular issue of private 
tokens appeared in Lower Canada until the 
year 1813 when what are known as the Welling- 
tons were put into circulation. 

As these early issues of Canadian Wellingtons 
were struck over the Guppy token, issued in 1811 
at Bristol in England they were on thick flans 
and consequently full weight, whereas another 
issue, dated 1814, were lighter, having been 
struck on thinner flans, and a later issue, dated 
1816, were still thinner and on smaller flaas. 
The profits available from the issue of these 
lighter ones induced their issue in much greater 
quantities than the needs of the country called 
for, and they became such an intolerable nuis- 
ance that, in 1817, their circulation was sup- 
pressed. 

Therefore, it will be seen that the lowering of 
the standard of the copper circulation from 1813 
to 1816 was gradual, that the lowering was an 
educational process and that consoquentlj with- 
out this gradual change the 1816 Al^ellingtons 
would not have been accepted as money. 

We may therefore coucliule tliat coins as light 
as the Vexators would not have \mm accepted 
as halfpence in Canada in 1811. Further, we 
have no evidence whatever of the striking of 
coins in Canada at su€ht an early date. Especial 



100 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



ly as good tokens could have been made in and 
imported from Birmingham at a much less cost 
than at home. 

With the suppression of the tolvcns of 181?)- 
1816 a law was enacted making it a cviiuinal 
offence to import tokens, so, when the cop- 
Yter circiUatioii l)ecarae inadequate for the needs 
of trade, niercliants had to resort to home 
manufacture to produce a supply. Thus be- 
tween the 3'ears 1833 and 1837 vast quantities of 
tokens known as Tiffins, Harps and Blacksmiths 
were stnu k issued at or in the ^ iciiiity of 
Montreal, and, while the eai-liest issues of these 
were not as hea\'y as the first Wellingtons, they 
were continued on a lowering standard nntil 
they appeared on the form of the latest and 
lightest of the Blacksmiths to which the Vexa- 
tors bear a close resemblance. 

This IfMvei iiig of the standard of the Canadian 
token coinage is illustrated by four successive 
coinages of the Vexators themselves. The first 
of these, fjoni die A, was struck on relatively 
thick fiaiis, the second from the same die on thin- 
ner flans. Then when these dies gave out a 
third was strucif from die li on flans the same 
thickness as last, but slightly smaller in diame- 
ter, amd thfe tetrnth from the same die on still 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



101 



thinner flans indicating the fin.al stage in the 
decline. 

In advancing this theor}' of the later date, 
which, if true will dispel much of the romance 
woven around the Vexator Canadensis, I am not 
doing so without further presumptive evidence. 
All the tokens struck in Lower Canada dur- 
ing 1833-1837 perio<l are either antedated or 
represent earlier coinages. Tims the Tiffins 
are dated 1812, just one year later than the 
Vexatois, the Harps 1820 and the Blacksmiths 
imitate the British halfpence of George II and 
III which go as far back as 1730. While even 
among the Wellington series a case of ante- 
dating occurs in one dated 1805 bearing the title 
Field Marshal Wellington, whereas General 
Wellesley Avas not raised to the i>eerage until 
1800 and only appointed as Field Marshal 
several years later. 

Then may not the coins under consideration, 
following the fashion of the time, although dated 
1811, have been struck and issued twentj-five 
yean later. 

This contention is further borne out % the 
fact that the A'exators are mostly found in later 
hoards while few, if any, have come from earlier 
ones. 

Then the date 1811 may be aecoimted for in 



102 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



one of two ways. The fii'st may be set down to 
a desire of the issuer either to get one year back 
of the 1812 Tiffins, or, as a French Canadian 
patriot, to commemorate the times of the first 
open aspiration of Ms compatriots after greater 
liberty in the form or responsible government, 
but that he had any thought of satyrizing Sir 
James Craig seems quite improbable. 

Now taking up the two first questions pre- 
viously proposed, we may readily conclude that 
William IV as King was the Vexator or oppres- 
sor or Bourreau of Canada who was taunted by 

the coiner with the expression Non illos vis 
capere as vainly wishing to catch the illusive 
liberators of Canada.* 

As these coins, which are by no means common, 
are as frequently met with in Montreal as in 
Quebec, and as most if not all the token coinage 
of Lower Canada of 1833-1837 were struck in 
Montreal or vicinity, we may, with some degree of 
truth, claim that the Vexator Canadensis coins, 



*Afflother exp&JttatfoH at the legends is that they were In- 
volved and unintelligible so as to deceive the people as well as 
the authorities, as was the case with mmy of the imitation haJf- 
pmm 0t ^mrm TO tattai in England between the years 1775 
and 1790, when we have such Inacrlptions as "Gregory III Pen". 
"Claadius liomanus", "Bony Girl". "Glorlus IH Vis", British Tare" 
and maay others. 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



m 



dated 1811, were struck in Montreal not earlier 
than 1835. That the coiners- primary object was 
profit, with a secondary object to secretly sa- 
tyi'ize the administration of affairs from a 
French Canadian stand-point, and lastly for 
circulation. 



m THE CANABMN ANTIQITAJIIAN 

SAMUEL CHAMPLAIN. 

EUX de nos lecteurs qui peiivent re- 
porter leurs souvenirs a 1^0, sa- 
vent que le nom de OhamplaiHi 6tait 
en honneur parmi nous pour avoir 
travailM a la fondation du Canada, mais, faute 
de connaitre tout ce qui coneernait sa car- 
I'iere en ce pays, d'autres noms balan^aient le 
sien, ou venaient de tres pres a sa suite. Main- 
tenant que la lumiere s'est faite, iious voyons ie 
vrai fondateur, degage du groupe des patrons et 
collaborateurs de I'entreprise. II se detache 
d'eux et s'eleve tellement qu'il apparait sur sou 
piMestal, tandis que les autres "sont une four- 
milidre aux pieds d'un elephant." 

Xous devons ces nouveaux aper^-us, ces reusei- 
giiements positifs a monsieur Fabbe Cliarles- 
Honore Laverdiere qui, avee une patriotiqiie in- 
telligence et longueur de teni])s, a recueilli, <'<)in- 
mente, annot6 et i)ubli6 les ecrits du fondateur. 
Cela eut lieu en 1870. Ainsi, le Cliamplain au- 
thentique n'existe pour nous que depuis qua- 
rante-cinq m&, 

Jusque 1% mms avions a considerei' I'oeuvre 
accomplie par cet homme, de 1603 a 1035, soit 
peu de chose en appai-ence. Nous nous conten- 
tions, par maniere d'acquit, de comparer ces de- 




AND NUMISMATIC JOURNAL 



buts de la Nouvelle-France avec les commence- 
ments de telle ou telle autre colonie du meme 
XVII si^cle, et nous trouvions de qnoi excuser 
les minces r^sultats obtenus cliez nous, piiisqiie 
I'Mstoire de presqiie tons ees etablissements ne 
forme qu'une serie de mecoinptes, de bevues et 
d'insucces deplorables. L'idee colonlale n'etait 
pas comprise en ce temps, done Oliamplain n'a 
pas trop manqu6 ce qu'il essayait de faire. Nous 
en 6tions la avant Tapparition des rapports du 
"premier Canadien" et e'etait deja lui accorder 
nne belle jdaee dans notre estime que de dire : 
"11 a fait mieiix que les Fraiieais au Bresil, 
mieux que les Anglais en Yirginie."" 

Mais lisez ses oeuvres ecrites! II s*}-- r§vdle 
dix fois superieur a tons ses contemporains. Son 
m^rite est principaleinont dans ce qn'il vonlait 
faire et le mallieur est vinm de ce qu'on ne Fa 
pas compris. Sa eoiueptlon d'uue XouYelle- 
France etait de trois slecles en avant des pre- 
tendus colonisateurs de I'entourage de Jacques 
I et Charles I en Angleterre; de Henri n\ 
Lonis XIII, Richelieu, Ventadour, Soissons, 
Condt>, Montmorency, en France. Sully disait au 
roi que le royaunie perdrait sa population si 
I'on ouvrait des colonies. Soixaiite ans plus 
tard, Louis XIV etait tourmeute ile oette innir— 
cependant il consentit a aitler quelqne pen le 



106 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



projet, puis il se ravisa eraigiiaiit de voir le 
I'oyaiinie se vider au beiiel'ice du Canada ! Oette 
idee crocbe regnait encore partout en 1760 lors- 
que Voltaire parlait des arpents de neige. II est 
vrai de dire que I'^oltaire n'exer^ait aueune in- 
fluence politique et se contentait de repeter en 
ceia ce que tout le moiide disait autour de Itii. 
Choiseul, premier ministre, expliquait la parte 
du Canada a peu pi-ds dans ces termes : si la co- 
lonie nous reste, il faudra la peupler, c'est-^- 
dire dqxiupier la France; si nous ne la peu- 
plons point, ce sera un cheval a, Fecurie: coA- 
tant Cher et ne rapportant rien. Non! les "ar- 
pents de neige" n'expriment pas la pensee du 
seul Voltaire — toute la France parlait par sa 
plume — a part, toutefois, des fabricants d'eau- 
de-vie de la Eoc Lelle, de couvertures de laiiie du 
Languedoc qui perdaient la traite aTecJ.es Sau- 
vages, 

Voyez dans quel milieu Clianiplain repaiidait 
ses j a])poj ts — qui Maient lus cependant, ear 
on y apercevait une immense contr^e toute rem- 
plie de b^tes a poll— et (nuimplain recevait I'or- 
(li-e d'6tendre la recolte <ie I'oiirrures. 

T.a comparaison entre Chami)lain et les hom- 
mes <ie son temps est impossible. Xous le Sa- 
vons depuis quarante-cinq mm. Aussi Brouage 
sa patrie, Eouen d'ou 11 partait pour le Canada, 
Honfleiir ot il revenait, Saint- Jean du Nouveau- 



AND NUMISMATIC JOCESIAL 



107 



Brunswick qu'il explora, Port-Royal ou Anna- 
polis, sa premiere colonic, Quebec qu'il fonda, 
Plattsburgli du lac Champlain decouvert par lui, 
la valMe de I'Ottawa qu'il a ^iie et decrite, Oril- 
lia au centre du Haut-Canada, qu'il a habits dix 
mois, tous ces endroits lui ont elere des monu- 
ments depuis que ses rapports ont ete mis au 
jour. Et plus les choses des origines du Canada 
se concentrent sous un nom unique, moins on 
s'occupe des gros persoiinages dont nos histo- 
riens aimaient ii surcbarger les pages de notre 
premier quart de siecle. Adieu le prince de 
Conde qui disait que les affaires de Quebec lui 
cassaient la t^te, et qui se faisait doimer ub ehe- 
val de selle chaque ann6e k titre de com|^nsa- 
tion. 

La lecture des rapports de Cbami>lain a sou- 
levc cliez les gens de langue angiaise du Canada 
et des Etats-Unis, un vfritAW* «rtlmtsS«tsffi« 
qui se manifeste daus leurs nombreuses publi- 
cations. La Sociite Champlam, dont le si^ge 
est a Toronto, iioprime avec luxe (traductions) 
les plus anciens livres de notre histoire. IjCS 
Ociunrs de Cbamplaiu stmt en Evidence dans 
cette notivelle bibliotli^que. Tous les ^xudits 
gardent avec orgtieil celui qui fut non senlement 
le premier dans iu)s annales mais aussi un 
grand bomme, et certes! il n'est pas de fiert^ 
nationale qiu soit plus justifiable. 

BENJAMIN swim 



108 THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



MEMORANDA 

^1 la memoir e de Champlain.'^M* Benjamin 
Siilte, dont les travaux Mstoriques sont si nom- 
breux, a bieii voiilu eerire pour notre revue une 
notice sur les oeuvres de Champlaln que nos lec- 
teurs liront certainement avee le plus grand 

M- Suite a peal-ittfe feit plus que tout autre 
de nos compatriotes de I'epoque actuelle pour 
etendre et populariser la gloire du fondateur 
de la Nouvelie-France. 

En 1904, il prlt part, en qualite de president 
de la Societe Eoyale, k I'inauguration d'un mo- 
nument eleve a la gloire de Champlain a St- 
Jean du Xouveau-Brunswick ; depuis lors, il a 
parcouru les quatre coins du pays, faisant des 
discours et donnant des conferences pour mieux 
faire connaitre notre li6ros et I'oeuvre immense 
qu'il a accompli. Enfin, le 20 janvier dernier, 
M. Suite couroiuiait ses travaux en 61evant une 
splendide statue du "premier Canadieii" sur la 
Pointe Nepean qui domine toute la ville d'Ot- 
tawa, et dont le devoilement officiel se fera en 
mai procbain, k I'QCcasion de la reunion de la 
Bociete Royal e. 

Nous 1 irons done avec plaisir I'article de M. 
Suite public dans le present num^ro, et nous 



AND NUMISMATIC JOTJENAL 



109 



mettrons surtout en pratique I'idee qui s'ejii de- 
gage: "lisez les oeuvres de Champlain''. 

* * * 

Our monthly meetings. — January, — A most 
interesting meeting was lield by the Antiqua- 
rian and Numismatic Socitey, at our Eecording 
Secretary's residence, in January. Mr. Mc- 
Laclilan read a paper on the Vexator Canadien- 
sis coins, throwing new light on this interest- 
ing subject, and exhibited the additions to his 
numismatic collection during the past year, as 
he has been in the habit of doing for the plea- 
sure of Montreal numismatists, while Mrs. and 
Miss McLachlan did credit to the social part of 
the evening. Our thanks are due to our dean 
Secretary and his good wife for their hospi- 
tality. 

February.— The February meeting was lield 
at the Chateau de Raniezay, and in addition to 
the usual interesting exhibits, we had the plea- 
sure of admiring the valuable collection, of 
drawings of historical Canadian sites and other 
precious ol)jects pr®eated to our Society by Mr. 
Walter Ljman, in memory of his Itrother, the 
lamented H. H. Lyman, a faithful attendant 
of our meetings, who met such a sad death in 
the wreck of the Empress of inland last year. 



110 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



Mr. P. J. FHeureux and t&e BeT, M. O. Smith, 
also read iBtereatmg papers, tlie former in 
French, on the Historij of the Municipal Admin- 
istration of Mon treal, and the latter, in English, 
on the Play of Henry VITf and the Foundation 
of Quebec, for which our thanks were voted. 

March. — ^An unusnal contribution to the study 
of genealogical researches was presented at our 
March meeting, in the form of twin papers pre- 
pared by Mr. K. W. ]\IcLachlan, in English, and 
by Mr. E. Z. Massieotte, in French, on the Regis- 
ters of Civil Status in Protestant Churches. 

This, question elicited much interest amongst 
the members present, and the learned lecturers 
answered a number of questions and remarks 
on the subject. Opinions were expressed as to 
the desirability of cross-references between tbe 
acts of baptism, marriage and death of indivi- 
duals, and also of the preservation of the cards 
now filed with the niiniicipalities for statistical 
purposes. 

Another feature of the evening was the ap- 
pearance of our president towards the close of 
the meetiag, attired in the garl) of an officer of 
His Majesty's militia; Mr. Morln, who was pre- 
siding in his absence, complimented Itini and 
expressefl the sentiments of the members by 



AND NUMISMATIC JOURNAL 111 

stating that when called to the front, Mr. Light- 
hall would surely gather as manj^ laurels on the 
battle field as he has done on the historical, 
archaeological and litterary fields. 

9fe 4: 

Nos Archives Judiciaires, — Un grand malaise 
a r6gn6 parmi nous pendant plnsieiirs jonrs 5 
la nouvelle que nos pr^cieuses archiTes Judi- 
ciaires, datnnt do la fondntion de ^lontreal, 
avaient ete inondees lors de Tincendie surYenu 
au Palais de -Tustice, en mars dernier. 

Heureusement qu'il n'en etait rien. Xon- 
seulement les routes 011 elles sont gardees sont 
A I'ahri du fen, mais elles paraissent dtre ^gale- 
ment inaccessibles {\ Teau et k la fum^e; aussi 
IVT. le sh^rif Lemieux s'est-il empresse de rassu- 
rer le public a ce sujet en publinnt m\o note dn 
conseryateur de nos archives, M. E. Z. Massi- 
cotte. 

Et pnisque Toccasion s'en ]n'esente, pourquoi 
lie denianderioivs nous pas a notre gouverne- 
ment pro"vindnl de prevenir une perte possible 
du texte de ces pieces originales on les faisant 
imprimer, car elles sont autreraent plus riches 
tt plus pi"Ocieuses qne eelles de la provinee- 
soeiir d 'Ontario, (pii publie cei>endant les sien- 
nes en rapports annuel s depuis dome ans? 



lis 



THEJ CANADIAN ANTIQUARIAN 



L^Honorable Premier Mtostre enteadra-Ml 
cette suggestion? 

Un BiMiophilc distingue. — Le 25 mars der- 
nier, nous arrivait la noiivelle dii deces de M. 
PMleas Gagiion, conservatenr des arcMves dii 
district de Quebec et I'uii des bibliophiles les 
plus 6rudits du pays. 

Cloue pendant de longs mois sur un lit de 
douleur, la vie n'avait gudre de charmes pour 
lui, mais son oeil s'aniiiiait et sa main se ten- 
dait cordiale vers le visiteur lorsque, dans nos 
vorages a Quebec, nous passions au ?^o 15 rue 
Sainte-Julie, pour causer de livres avec celui 
qui leur avait vou4 un culte si grand. 

Pendant trente annees de recherches intelli- 
gentes, M. Gagnon avait r6uni la plus riclie col- 
Icf'tion d'ouvrages canadiens qu'auciine ]»iblio- 
theqiie prlvee ait ix)ss(»doe au pnys, et des 1895, 
il nous en avait doiine la descri])tion dans un 
livre qu'il a modestement intitule ^^Essai de Bi- 
Miographie CanadicAine'\ contenant i>lus de 
5000 tltres dont un grand nombre comptent pin- 
sieurs volumes. 

Ressentant dej&., en 1909, les atteintes dn mal 
qui devait remporter, il avait cojisonti ii dispo- 
ser do ses cliers livres ct docnnients pr^Mtienx 
dont le nombre s'elevait alors k plus de 10,000. 



AND NUMISMATIC JOURNAL 



113 



La ville de Montreal s'en est port^ acqu^reiir 
pour sa nouvelle bibliotheqiie, dont les portes 
s'oiivriront bientot an public, et elle a fait ca- 
taloguer les iiombreux ajoutes acquis par il. 
Gagnon depuis 1895 dans un second volume a 
VEssai de BiUwgraphie Canadimne, public en 
1913. 

Les citoj^ens de Montreal, qui Jouiront du be- 
ui'tico (les recberches bibliograpbiques de M. Oa- 
gnon, lui sont reconnaissants de son oeuvre, et 
notre societe a voulu se faire Viiiterprete de 
leurs sentiments en adoptaut, a son assemMee 
du 2G jjiars dernier, une resolution de regret^- a 
ia memoire du bibliophile distingue qui vier.t de 
disparaitre. 

* * * 

The Bite of Old Xotrv-Dame ChurcK — The 
burying of electric wires underground which is 
UOW being procvHuled w'lXli by the I'lectrical 
OommissioM of Montioal, has all'ovded us the op- 
portunity of k)cating tlie exact site of the veuer- 
abh^ parisli churcli oC tlie French regime, super- 
seded by the ('ousiriu-lioii of the magnificent 
temple which adorns our city since 1829. Those 
who are familiar with the aspect of old Mont- 
real linow ticat the parish church stootl in the 
eentre of Xotre-Dnnu^ street, at Place trArmes, 



114 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



and was comiected by a passage-way with the 
Seminary of St. Sulpice, the largest portion of 
which is still preserved with the quaint clock 

over its main entrance. 

As the foundations of the church were reached 
in digging the trenches for the conduits, they 
were inspected by Mr. W. D. Lighthall, president 
of our Society, and by Mr. Pemberton Smith, 
president of the Historic Landmarks Associa- 
tion; I have asked our president to write for 
the Antiquarian an account of his visit, and 
I would suggest to our municipal autliorities 
the advisability of delineating with a coloured 
material in the pavement the contour of this 
historic monument in order to preserve its sou- 
venir for future generations. 
Here follows Mr. Lighthall's narrative : 
About April I'Stti, a cut some four feet wide 
and ten deep was made in Notre Dame street 
along the Place d'Armes, in front of Notre Dame 
Church, and about ten feel from the sideivallc 
of the square. It disclosed a m,ass of mason,ry 
ejjoctly at the western corner of the square. This 
was seen Tjy me and afterwards ewamin&d also 
by Mr. Pemberton Smith. A huge mass of old 
rubble masonry mingled with hard mortar 
proved to be the foundation of the tower of the 
PmWh Church which was removed after the 



AND NUMISMATIC JOURNAL, 



115 



erection of the present Notre Dame, The tower 
stood alone for several years, until 1842 when 
it was removed. Besides this mass of tower foun- 
dation, the wall of the church itself, running 
eastward ivas exposed for ahout fifty feet in the 
cut. The Honorable Louis BeanMen, being in- 
formed of the facts, stated that he remembered 
the totver and its demolition, when, seeing a 
large number of men tugging at a long rope to 
pull it douMj he ran to his mother, at their home 
nearby on Craig street and clamored for permis- 
sion "to pull at flic rope''. She ansivered "^No, 
you ivill not pull at the rope/' He returned and 
witnessed the fall of the totver, W. I>, L. 

* * * 

Cos CLVcellents Boches! — lis sont delicietix, ees 
chers amis: ils ont commence a celfebrer lenrs 
victoiivs (?) par la mMaille ! 

Oil! bien modesteiiieut. il est vrai. 

vSans la belieie, on preiulrait ces pieces pour 
des cinq sou k de not re nion naie. 

On pourrait lt\s passer coinnie tek a la qnete 
(hi (Umanche! 

Mais avec leiirs b^lidres, elles ont un faux air 
de m^dailles de congregation qni vous sanctifie 
rlen qu'll les regarder. 



116 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



J'ai une en-vie folle d'accroclier les miennes h 
mon chapelet. . . . 

Car elles doirent etre couvertes d'indulgences, 
ees amours de medailles ! 

Sans cela, a qiioi servirait le pacte d'associa- 
tion de Giiillaume avec le Pere Eternel? 

Me iind Gott! 

Aiissi aurait-il ete impie de ne pas leguer k la 
post6rite les pieux exploits de ce peuple 61u. 

L'eerasement de la Belglque, les l ipailles de 
la Champagne, le l)oml)ardement des catliedra- 
les, meritaient bieii d'etre perpetues par la m6- 
daille I 

II est malheureiix cependant qu'ils aient ou- 
blie de celebrer I'meendie des bibliotMques. 

Cela viendra sans doute plus tard, avec I'as- 
sassinat des civils, I'incendiat des villages, le 
viol des religieuses et le cambriolage des cM- 
teaux. 

Tandis qn'ils y seront, ils poiirraient pent etre 
aiiHsi ff'lebrer leiirs prouesses scatologiques 
]>ai loiit oil ils ont passe. . . 

Inef fables Bodies! grand succes k vos petites 
medailles et k vos grandes victoires de dnq 
sous I 

* * * 

Nef/ro mavery in Canada — Thin is a subject 
of wMcli but a iew arebaeologists liave a know* 



AND NUMISMATIC JOURNAL, 



117 



ledge, and the lecture promised by our noted 
arclii\'ist, Mi*. Lapalice, for our April meeting 
will no doubt attract a large attendance. Very 
curious facts are elicited on tliis topic by the 
early archives of this ijrorince. 

* * * 

Lettres tie La Fontaine^ 1837-38. — ■ Vdl«i Wtt 
autre sujet int^ressant qui sera traite de main 
de niaitre la reunion d'a\'ril, par M. de La 
Bruere, notre nouveau bibliothecaire. M. de La 
Bruere est charge de la suceursale des archives 
du gouvei'nement ^ Montreal ^ et les recherches 
spdciales qu'il a faites au sujet des papiers de 
La Fontaine nous font escompter une 6tude in- 
teressante de sa part. 

* 5*! * 

Meetings of Sister Societies. — The meeting 
of the International Congress of ^ynericanists, 
which Avas \inavoidably postponed last year on 
account of the war, mil bo held nt Washington, 
D. C. (and iierliaps we mi,i>ht t-ather say very 
properly: I). W) in the h\M week of next Decem- 
ber. Let us hope that tlie iiriia vision of this 
horrible war now superset inji mostly all intel- 
lectual and social actions, will, by that time, be 
classed as the awakening of a nightmare- 



lis 



THE CANADIAN ANTIQUARIAN 



The Roj-al Society of Canada will hold its an- 
nual meeting in Ottawa next May, and tlie op- 
portunity mU be taken of its meeting to in- 
augurate tlie beautiful monument erected to tbe 
glorification of Champlain on Nepean Point, 
thanks to tbe indefatigable exertions of Mr. 
Benjamin Suite. Members of our Society will 
be prominent in the presentation of papers to 
be read before that learned body, four of them, 
Messrs. Lighthall, Massicotte, McLachlan and 
Morin, having already promised contributions. 

^ 3|c 

Le proces de Disney, en 1765. — Nous devons 
a I'obligeance de ^ladame Sicotte, A'euve de notre 
reporette president, ainsi qu'au Lt. Colonel La- 
belle, son gendre, la communication du manus- 
crit de M, Sicotte, snr le procds de Daniel Dis- 
ney, accuse d'avoir inflige un traitement bar- 
bare au jugo de rm'is TltoTn;1^^ Walker, a la suite 
d'une querelle entre rnilitairr^s et civils, dans les 
premiers temps de Ja dommatioTi anglaise. 

Cet episode est nn des plus ciirieiix de notre 
Mstoire, et nos lecteiD-s poiirront en lire le recit 
et les ernnmmfytitm #rits par notre' 'i^iMpiil- 
dent, dans le prochain num§ro de notre revue. 



VTCTDTl ^lOTNISr. 



rhe Antiquarian and Numismatic Society of Montfeal 

CONSERVATORS TO TH6 CHATEAU DE RAMEZAY 

Meets on the 3f d Friday of each month, except during sunimeir, at 5 p< m. 
' it the Chateau de Ramezay, (^posite the City Hail,.Mt>ateeaL 

La 

Socicte d'ArchcoIogie ct de Numismatique 

DE MONTREAL 

CONSERVATEUR DU CHATEAU DB RAMEZAY 

Se r^unit le 3me vendredi de chaque ntois, except^ durant i'^i^ i 3 hrs du stnt 
au Chateau de Ramezay, en face ^ I'hotel de ville, I Montr^aL 



COMMITTEES-COMMISSIONS 

EDITING AND PUBUSHING 

S. M. BAYLtS (Chairman) 

E. Z. MASSICOTTE, R. W. McI^ACHLAN, 

VICTOR MORI N, M. dela BRUfiRE, 

JAMES REID, LUDGER GRAVEL, 

0. M. H. LAPAUCE. W. DRYSDALE, 

C, A. de LOTBINlfeRE-HARWOOD. 

BIBUOTHEQUE: 

MONTARVILLE de la BRU^RE, (President). 
VICTOR MORIN, Abb6 N. DUBOIS, 

S. M. BAYLIS, S. W. EWING. 

E. Z. MASSICOTTE, E. P. CHAGNQN, 

MONUMENTS HISTORIQUES : 

E.-Z. MASSICOTTE. (Prudent). 
J, C. A, HRRIOT, VICTOR MORIN, 

1. UDGER GRAVEL, H. J. ROSS, 

F, VILLENEUVE, J. C. O. BERTRAND, 

CHATEAU BUILDING ; 

J. C. A. HKRIOT (Chairman) 
f . 0, TRgMBLAT, A. CHAUSSi, 

PEMBERTON SMITH-